Lons-le-Saunier
"L'hymne national a été écrit par un enfant du pays, et la ville ne l'a jamais laissé oublier à personne."
Une ville thermale bâtie sur le sel dans le Jura, ville natale de l'auteur de La Marseillaise, dont la rue principale à arcades et le parc thermal lui donnent un charme plus tranquille et civique que les villages de carte postale du Jura.
Lons-le-Saunier doit à la fois son nom et sa richesse d’origine au sel — le “saunier” vient des salines qui ont fonctionné ici depuis l’époque romaine jusqu’au XIXe siècle, puisant la saumure dans des gisements souterrains et l’évaporant dans de vastes bassins. L’autre gloire de la ville, plus retentissante, est Claude Joseph Rouget de Lisle, né ici en 1760, qui écrivit les paroles et la musique de ce qui deviendrait La Marseillaise, et le lien est impossible à manquer : une statue de lui trône sur la place principale, et la maison où il est né, rue du Commerce, porte une plaque que la plupart des passants semblaient déjà connaître.
Se promener sous les Arcades
La rue principale de la vieille ville passe sous les Arcades, une galerie de pierre couverte du XIIIe siècle qui abrite boutiques et cafés du soleil comme de la pluie jurassienne, et donne au centre-ville un cachet vraiment particulier — nous nous sommes glissés dans et hors de cette ombre plus d’une fois, de la façon précise dont on le fait quand une rue est conçue exactement pour ça. À une extrémité, l’Église des Cordeliers abrite le tombeau de Rouget de Lisle, transféré ici après le retour de ses cendres de Paris.

Eau thermale et un très vieux dinosaure
Les sources thermales salines de Lons-le-Saunier sont encore exploitées au Parc des Bains, un espace vert aménagé autour de l’ancien établissement de bains où les habitants marchent, courent et, parfois encore, viennent prendre les eaux pour des soins respiratoires. Plus inattendu, le musée de la ville conserve le fossile d’un Plateosaurus, l’un des premiers squelettes de dinosaure bien conservés découverts en France, mis au jour dans la campagne environnante dans les années 1930 — un détour vraiment étonnant du sel et des hymnes, que nous n’imaginions pas trouver dans une petite ville de marché du Jura.

Quand y aller : Du printemps à l’automne, la ville se prête bien à la visite, et elle constitue une base pratique et bien desservie pour explorer les villages viticoles et les reculées du sud du Jura.
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