Lever de soleil sur une chaîne himalayenne lointaine vue depuis la crête de Nagarkot, collines en terrasses et forêt de pins en silhouette au premier plan
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Nagarkot

"Nagarkot existe pour une heure précise d'un événement précis, et livre cette heure avec une régularité qui force le respect."

Un village de crête au-dessus de la vallée de Katmandou où un seul lever de soleil sur l'Himalaya justifie tout le détour.

Nous sommes allés à Nagarkot pour une raison unique et sans prétention : voir l’Himalaya depuis un endroit qui ne soit ni un véhicule en mouvement ni un toit-terrasse noyé de smog à Katmandou. C’est à une heure et demie de bus local de la ville, en remontant une route en lacets qui grimpe régulièrement hors de la brume de la vallée vers un air de montagne réellement pur, et le village entier existe, plus ou moins, pour servir cette unique vue du lever du soleil.

Le lever de soleil que tout le monde vient voir

Nous avons passé la nuit dans une guesthouse au toit-terrasse orienté est et réglé un réveil à 5h15, ce qui semblait excessif jusqu’à ce qu’on comprenne pourquoi. L’horizon oriental commence par une ligne grise et plate, puis se résout lentement en sommets individuels — le Ganesh Himal d’abord, puis, si l’air est assez clair, une pointe de l’Everest lui-même au loin, écrasé par le mur plus proche et à l’apparence plus haute de la chaîne du Langtang. Le soleil se lève derrière la crête et teinte la neige d’une couleur entre le rose et l’orange pendant environ quatre minutes, avant que tout ne redevienne d’un blanc ordinaire. J’ai vu beaucoup de levers de soleil. Celui-ci avait un public d’une trentaine de personnes sur notre toit-terrasse, toutes complètement silencieuses.

Sommets himalayens superposés captant la première lumière rose de l'aube, vus depuis le toit-terrasse d'une guesthouse de Nagarkot

La marche jusqu’à la tour de guet

Après le petit-déjeuner, nous avons suivi le sentier en pente douce qui monte jusqu’à la vieille tour de guet au-dessus du village, à travers une forêt de pins et de rhododendrons qui paraissait fraîche et silencieuse après le bruit de la vallée en contrebas. La tour elle-même n’a rien d’exceptionnel — une plateforme d’observation en béton, un peu abîmée par les intempéries — mais le panorama depuis le sommet balaie un tour complet à 360 degrés, embrassant la chaîne himalayenne au nord et les collines en terrasses de la vallée intermédiaire qui redescendent vers le sud. Nous avons croisé un groupe d’écoliers népalais en sortie scolaire, bien plus intéressés par l’appareil photo de Lia que par les montagnes qu’ils voyaient sans doute tous les jours.

Collines vertes en terrasses descendant de la crête près de la tour de guet de Nagarkot, avec la forêt au premier plan

Un bonus facile, pas une destination

Je déconseillerais de bâtir tout un itinéraire autour de Nagarkot — c’est vraiment une seule chose, faite extrêmement bien, et une ou deux nuits en sont le plafond naturel. Mais associé à Bhaktapur ou Changu Narayan sur le chemin du retour vers Katmandou, ça devient un moyen efficace et peu contraignant de voir les montagnes sans s’engager dans un trek.

Quand y aller : d’octobre à décembre offre les ciels post-mousson les plus dégagés et les meilleures chances d’un lever de soleil sans obstruction. Réservez une chambre avec une vraie vue plein est — elles n’en ont pas toutes, et c’est pourtant la seule raison de venir.