Parc national de Parsa
"Parsa reçoit une fraction des visiteurs de Chitwan tout en partageant son écosystème. C'est précisément ce déséquilibre qui nous y a menés."
La réserve voisine de Chitwan, plus discrète, une étendue continue de forêt de sal le long des collines de Churia où des troupeaux d'éléphants sauvages circulent encore librement entre le Népal et l'Inde.
Le parc national de Parsa jouxte Chitwan le long de sa frontière est, partageant la même forêt des collines de Churia et le même système fluvial, et pourtant il reçoit une fraction infime du nombre de visiteurs. Lia et moi avions déjà fait Chitwan lors d’un précédent voyage au Népal, et nous sommes revenus spécifiquement curieux de savoir si la réputation plus tranquille de Parsa tenait la route. C’était le cas, mais pas de la manière à laquelle nous nous attendions — ce n’est pas un parc à la densité animale spectaculaire, c’est un parc d’échelle et de forêt intacte, et la récompense est un genre d’expérience différent.
Sur la piste des éléphants
Parsa abrite l’une des populations d’éléphants sauvages résidents et saisonniers les plus importantes du Népal, des troupeaux qui traversent la frontière poreuse avec la réserve de tigres de Valmiki, en Inde, selon la saison. Notre guide a suivi un troupeau pendant près de deux heures à travers une forêt de sal dense, se fiant à des tas de bouse fraîche et des branches cassées comme repères, avant que nous ne les apercevions enfin — six ou sept animaux, dont deux petits, se déplaçant sans hâte dans le sous-bois à environ quatre-vingts mètres. Nous sommes restés bien en retrait et sous le vent, et ils ne nous ont jamais repérés.

Les collines de Churia
Ce qui distingue Parsa des parcs de safari en plaine herbeuse plus à l’ouest, c’est la topographie — la chaîne de Churia, la plus jeune et la plus fragile du Népal, traverse directement le parc, lui donnant un mélange de crêtes boisées et de ruisseaux de vallée au lieu d’une pure plaine inondable. Nous avons suivi un tronçon de sentier de crête avec des vues plongeantes sur la plaine du Teraï s’étirant vers le sud dans la brume, un registre visuel réellement différent de tout ce que j’avais vu à Chitwan ou à Bardia.

Un trop-plein à choisir délibérément
Parsa est souvent présenté comme l’option de repli de Chitwan pour quand les permis ou les lodges sont complets. Je plaiderais plutôt pour le choisir délibérément — précisément parce qu’il n’a pas été aménagé autour du tourisme comme l’a été Chitwan, la forêt ici paraît moins gérée, plus authentiquement sauvage, même si les observations viennent plus lentement.
Quand y aller : d’octobre à mars offre les températures les plus agréables et les sentiers les plus praticables. Avril et mai peuvent apporter une bonne concentration de faune près des points d’eau restants malgré la chaleur. La mousson, de juin à septembre, ferme la majeure partie du parc aux visiteurs.