La vieille ville blanchie à la chaux de Vieste perchée sur un promontoire calcaire au-dessus de l'Adriatique, le stack de Pizzomunno visible dans l'eau en contrebas
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Vieste

"Vieste est le bourg vers lequel tout le reste du Gargano finit par revenir — tout le monde y atterrit un jour ou l'autre, et personne ne s'en plaint."

La capitale côtière du Gargano — une vieille ville blanche sur un éperon calcaire, un stack rocheux qui surgit au large, et des plages qui s'incurvent dans les deux directions aussi loin que l'on puisse marcher.

Premières impressions

Nous sommes arrivés à Vieste au terme d’une longue route depuis Bari, fatigués et couverts de sel après un arrêt à une plage qui s’est révélée être la mauvaise plage, et le bourg a fait ce que les villes parviennent rarement à faire quand on est épuisé : il a immédiatement réparé l’humeur. Le vieux quartier occupe un promontoire de calcaire pâle, des maisons empilées blanc sur blanc, et la route qui y mène vous donne tout à voir d’un coup — le promontoire, le château, la mer des deux côtés — avant même que vous n’ayez garé la voiture. Lia s’est penchée par la fenêtre et a dit quelque chose en français que je n’ai pas entièrement saisi, et je n’en avais pas besoin, parce que je le ressentais moi aussi.

Le Pizzomunno et la plage de la ville

En contrebas de la vieille ville, la plage principale s’incurve en un long arc de sable pâle, le Pizzomunno surgissant de l’eau à son extrémité nord — un stack calcaire d’une soixantaine de mètres de haut que la légende locale transforme en pêcheur noyé, figé en plein désir pour une sirène, ce qui est une bien meilleure histoire que celle qu’obtiennent la plupart des formations rocheuses. Nous avons nagé vers lui en fin d’après-midi, quand la foule de la plage s’était clairsemée, l’eau passant du turquoise pâle à un bleu plus profond à mesure que le sable disparaissait sous nos pieds, et nous sommes restés là, à faire du surplace en regardant le bourg dévaler sa falaise, éclairé d’or.

Le stack rocheux du Pizzomunno au large de la plage principale de Vieste à l'heure dorée, la vieille ville visible sur la falaise derrière

Se promener dans la vieille ville

La vieille ville elle-même récompense davantage la flânerie sans but que n’importe quelle liste de choses à voir. Des ruelles étroites serpentent entre des maisons blanchies à la chaux où pendent du linge et des géraniums en pot, s’ouvrant de façon imprévisible sur des vues sur la mer ou de minuscules piazzas avec un seul café et trois tables. La Chianca Amara — une dalle de pierre sur la place de la cathédrale, utilisée autrefois, macabrement, pour des décapitations lors du raid ottoman de 1554 — se trouve là, sans détour, parmi les touristes qui mangent une glace, ce genre de juxtaposition que cette côte pratique sans la moindre gêne apparente.

Une ruelle étroite et blanchie à la chaux dans la vieille ville de Vieste, du linge tendu entre les balcons, un éclat de mer bleue visible au bout

Bateaux, grottes et la côte au-delà

Vieste est aussi le point de départ le plus facile pour les grottes marines du Gargano et pour des excursions à la journée vers les îles Tremiti, et la moitié du port est occupée par des loueurs de bateaux qui annoncent à voix haute leurs heures de départ. Nous avons opté pour une petite structure — six personnes, un capitaine local qui coupait le moteur à l’entrée de chaque grotte pour que l’on puisse entendre l’eau travailler la pierre — plutôt que pour les gros bateaux de tourisme, et cela a fait toute la différence entre une simple case à cocher et un véritable après-midi.

Quand y aller : Juin et septembre offrent une eau baignable sans la cohue de juillet-août, quand la population de Vieste se multiplie plusieurs fois et que la plage devient une véritable mêlée. Mai est magnifique et presque désert si vous n’avez pas besoin d’une mer chaude.