La grande basilique à coupole de Caacupé s'élevant au-dessus de sa place, pèlerins rassemblés sur les marches en contrebas
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Caacupé

"Une fois par an, la moitié du Paraguay semble venir ici à pied."

La capitale spirituelle du Paraguay, où une immense basilique attire des pèlerins par centaines de milliers chaque décembre, l'un des plus grands rassemblements religieux d'Amérique du Sud.

Caacupé est une ville modeste la majeure partie de l’année, puis, chaque 8 décembre, devient le lieu du plus grand rassemblement religieux du Paraguay — la fête de la Virgen de los Milagros, où des pèlerins se comptant par centaines de milliers arrivent à pied de tout le pays, certains marchant pendant des jours, pour honorer une petite statue en bois dont la légende remonte à un homme guarani se cachant d’attaquants à l’intérieur d’un arbre creux au XVIIe siècle. Je l’ai visitée en dehors de ce pic, un mardi ordinaire, et la basilique parvenait tout de même à sembler immense et légèrement surréaliste — une structure élancée d’influence moderniste achevée dans les années 1980, son échelle totalement disproportionnée par rapport à la ville paisible qui l’entoure.

À l’intérieur, la statue miraculeuse d’origine repose dans une vitrine en verre au-dessus de l’autel, petite, en bois sombre et presque engloutie par l’ampleur de l’ornementation dorée qui l’entoure, et j’ai observé une femme âgée s’agenouiller longuement à la balustrade, totalement indifférente aux touristes circulant dans les allées autour d’elle. Une commerçante nommée Elva, qui vendait des chapelets et des bougies depuis un étal juste devant les grilles de la basilique, m’a raconté que sa famille vendait des objets de dévotion ici depuis trois générations et que décembre transformait toute la ville en quelque chose ressemblant à une petite cité du jour au lendemain, avec des pèlerins dormant sur la place, sur des vérandas, dans le moindre coin d’herbe disponible.

L'intérieur de la basilique de Caacupé, la petite statue en bois de la Virgen de los Milagros visible au-dessus de l'autel doré

En dehors des jours de pointe du pèlerinage, Caacupé s’installe dans un rythme dévotionnel sans hâte — vendeuses de bougies, petits hôtels accueillant surtout des familles en visite plutôt que des touristes internationaux, et une place où je me suis assis un soir à regarder des martinets tournoyer au-dessus de la coupole de la basilique tandis que la lumière dorait, une poignée d’habitants faisant leurs tours du soir autour de la place avec la même régularité tranquille que partout ailleurs au Paraguay, la foi et la vie ordinaire cohabitant confortablement.

Des vendeuses de bougies et de chapelets proposant des objets de dévotion devant les grilles de la basilique de Caacupé

Quand y aller : Visitez la semaine du 8 décembre pour assister à l’ampleur totale du pèlerinage si les foules ne vous rebutent pas, ou n’importe quel autre mois pour une version calme et contemplative du même site.