Santa Catalina
"Le village a une route goudronnée et une vague parfaite. Il n'a besoin de rien de plus."
Un village de pêcheurs aux routes de terre battue avec l'un des meilleurs point breaks d'Amérique centrale et un embarcadère qui mène tout droit à Coiba.
Santa Catalina a résisté à devenir quoi que ce soit de plus que ce qu’elle est, et je le dis comme le plus grand compliment que je puisse faire à un village de surf. La route principale n’est pas goudronnée sur la majeure partie de sa longueur, l’électricité n’est fiable que depuis environ deux décennies, et toute l’agglomération semble s’organiser autour d’un seul fait : le point break au bout de la route est de classe mondiale, une longue droite puissante qui attire des surfeurs sérieux ici depuis les années 1980 sans jamais vraiment faire basculer le village dans le genre de développement qui gâche un endroit comme celui-ci.
Je ne surfe pas bien, ce que j’ai découvert publiquement et longuement lors de ma première matinée à l’eau. La vague est plus rapide et plus puissante qu’elle n’y paraît depuis la plage, déferlant sur un récif rocheux qui punit l’hésitation. J’ai passé la majeure partie de cette session à me faire retourner et à avaler de l’eau de mer pendant que de vrais surfeurs autour de moi traçaient des lignes qui semblaient chorégraphiées. Mais l’échec n’a pas gâché l’expérience — regarder depuis la pointe ensuite, bière à la main, la session du soir se remplir d’enfants du coin qui surfaient clairement cette vague depuis avant même de savoir marcher, était un plaisir en soi.

L’autre raison de venir est l’embarcadère en bordure du village, qui est la principale porte d’entrée vers le parc national de Coiba, à quatre-vingt-dix minutes au large. Nous sommes partis avant six heures un matin, l’eau encore plate et couleur étain, et la flotte de pêche du village était déjà en mer devant nous, de petites pangas en bois se découpant contre le lever du soleil. Santa Catalina vit sur ce rythme — surfeurs debout tôt pour la session de l’aube, pêcheurs sortis encore plus tôt, bateaux de plongée chargeant du matériel sur la même bande de sable.

Quand y aller : D’avril à octobre pour la houle la plus grande et la plus régulière, appréciée des surfeurs expérimentés. De décembre à mars, c’est plus calme et plus doux, mieux adapté aux débutants et à ceux d’entre nous qui veulent surtout le bateau pour Coiba.