Isla Contadora
"Le Shah exilé d'Iran s'y est autrefois caché. Aujourd'hui, ce sont surtout des week-endeurs de Panama City en quête du même calme."
La plus grande des îles Perlas, à un court vol de la capitale, avec une poignée de plages privées et un passé bien plus étrange que son calme ne le suggère.
Isla Contadora est accessible par un vol de quinze minutes depuis le terminal domestique de Panama City, ce qui fait partie de son attrait et de ce qui l’a préservée de paraître totalement inexplorée — c’est ici que les habitants de la capitale viennent pour une véritable évasion de week-end plutôt qu’une expédition complète. L’île elle-même, la plus grande des quelque deux cents îles Perlas éparpillées dans le golfe du Panama, est assez petite pour la traverser d’un bout à l’autre en moins d’une heure, cernée par une série de plages distinctes, chacune avec sa propre personnalité et, selon la marée, sa propre sensation d’intimité.
L’histoire de l’île porte plus d’intrigue que son rythme actuel paisible ne le suggérerait. Le Shah exilé d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi, s’est caché ici en 1980 après avoir fui l’Iran, protégé par une vieille amitié avec le dirigeant panaméen de l’époque, et les habitants montrent encore la villa où il aurait séjourné. Bien avant cela, le nom de Contadora — « maison de comptage » — vient de son rôle d’escale où les navires espagnols comptaient les perles récoltées dans les eaux environnantes, un commerce si intensif qu’il a fini par épuiser presque entièrement la population locale d’huîtres perlières.

Nous avons loué une voiturette de golf, le mode de transport dominant de l’île puisque les voitures tiennent à peine sur ses routes étroites, et avons passé une après-midi à sauter entre Playa Larga et Playa Cacique, cette dernière étant un site connu de nidification de tortues de mer à certains mois. L’eau au large des plages sud de Contadora vire à un bleu vraiment saisissant en milieu de journée, assez claire pour que faire du snorkeling directement depuis le sable ait produit des observations de raies et de poissons de récif sans avoir besoin d’aucun bateau.

Quand y aller : De décembre à avril pour les journées de plage les plus sèches et ensoleillées. Si la nidification des tortues de mer vous intéresse, renseignez-vous localement sur l’activité saisonnière actuelle à Playa Cacique, car le calendrier varie d’une année à l’autre.
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