Des bassins peu profonds et les parois basses du canyon de Wadi Al Khoud, à la périphérie de Mascate, Oman
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Wadi Al Khoud

"Le wadi que Mascate garde pour elle, à vingt minutes de l'aéroport."

Un canyon modeste et facile d'accès aux portes de Mascate, où les habitants viennent nager le vendredi sans jamais toucher l'autoroute côtière.

Cela faisait deux semaines que nous étions à Oman et nous avions déjà fait Wadi Shab, Wadi Bani Khalid, tout le circuit carte postale, quand une collègue de Lia — elle faisait alors du travail indépendant pour un studio de design de Mascate — a mentionné Wadi Al Khoud presque avec dédain, de la façon dont on mentionne un parc près de chez soi à quelqu’un qui vient de raconter son voyage à Yellowstone. « Ce n’est rien de spécial », a-t-elle dit. « Mais on y va le week-end. » C’est exactement cette absence d’enthousiasme qui nous a décidés à y aller.

Un Wadi Sans Brochure

Wadi Al Khoud se trouve assez près de l’aéroport international de Mascate pour qu’on entende parfois un avion à l’approche, ce qui en dit long sur le peu de glamour de son emplacement comparé aux canyons spectaculaires plus loin dans le massif du Hajar. La route depuis Seeb longe le campus de l’université de Mascate avant de basculer abruptement dans la brousse, la piste s’estompant près d’un bosquet d’acacias où les familles locales se garent le vendredi.

Des familles omanaises réunies sous des acacias au bord d'un bassin peu profond à Wadi Al Khoud, près de Mascate

Le wadi lui-même est modeste selon les standards omanais — pas de gorge spectaculaire, pas de baignade dans une grotte, juste une série de bassins peu profonds nichés dans un canyon large et bas qui se remplit après les pluies hivernales et retient l’eau pendant des mois. Ce qu’il offre à la place du spectaculaire, c’est la facilité : on peut se garer juste à côté, entrer dans l’eau sans marche d’approche, et être de retour à Mascate pour le dîner sans jamais avoir l’impression d’avoir fait une excursion.

Ce Que Font Vraiment les Habitants Ici

Ce qui rendait la visite intéressante n’était pas tant le paysage que le fait d’observer comment les familles omanaises utilisent réellement leurs wadis quand les touristes ne s’en mêlent pas. Trois générations s’étaient installées au bassin le plus proche du parking — la grand-mère en abaya assise tout habillée dans les hauts-fonds, des enfants faisant des bombes depuis un rebord rocheux bas, un oncle grillant quelque chose sur un petit réchaud à gaz posé en équilibre sur une glacière. Personne ne nous a vraiment prêté attention, ce qui, en soi, ressemblait à une forme d’accueil.

Un bassin bas du canyon à Wadi Al Khoud avec des enfants nageant près d'une corniche rocheuse, la périphérie de Mascate en arrière-plan

Plus en amont, au-delà de l’endroit où la plupart des familles s’arrêtent, le wadi se resserre en un tronçon plus tranquille avec quelques bassins plus profonds ombragés par des tamaris. Nous avons eu cette section pour nous seuls et sommes restés jusqu’à ce que la lumière commence à s’aplatir, puis avons repris la route vers le trafic de Mascate avec le sentiment d’avoir découvert quelque chose que peu de gens connaissent.

Quand y aller : De décembre à mars, après que les pluies hivernales aient rempli les bassins. C’est un lieu de vendredi après-midi pour les habitants, donc les visites en semaine sont plus calmes mais parfois plus sèches.