Shemshak
"Personne ne m'avait dit que l'Iran avait du vrai ski en piste noire, jusqu'à ce que je me tienne sur l'une d'elles."
Une station de ski à quatre-vingt-dix minutes de Téhéran, au terrain escarpé et non damé, qui attire des skieurs sérieux et affiche une ambiance après-ski étonnamment détendue, loin des règles habituelles de la capitale.
Je ne m’attendais pas à passer une journée de mon voyage en Iran chaussé de bottes de ski de location, mais un ami téhéranais a insisté, et à quatre-vingt-dix minutes au nord-est de la capitale, en remontant une route de montagne en lacets dans l’Alborz, Shemshak lui a donné raison. C’est l’une des stations de ski les plus raides et les plus sérieuses d’Iran, prisée des locaux précisément parce qu’elle n’est pas damée en larges pistes indulgentes comme les stations plus commerciales — elle reste brute, largement hors-piste, et véritablement exigeante.
Le terrain
Le village de base se situe à environ 2 550 mètres, les remontées grimpant bien au-delà de 3 000, et les descentes deviennent raides presque immédiatement — pas de longue pente douce d’échauffement ici. La qualité de la neige était excellente la semaine où nous y sommes allés, sèche et froide d’une façon qui m’a surpris pour un pays que j’associe à la chaleur et au désert. Un skieur local avec qui nous avons sympathisé a ri de ma prudence sur la première descente, puis a passé le reste de la journée à poliment ne pas rire pendant que je rattrapais son rythme sur les sections plus faciles.

Le village lui-même
La ville de Shemshak dégage une atmosphère plus débraillée, plus improvisée que les stations de ski soignées que j’ai visitées dans les Alpes — de petites maisons d’hôtes, des boutiques de location informelles, une poignée de restaurants servant kebab et ragoût aux skieurs revenant transis des remontées. Ce qui m’a le plus frappé, c’est l’atmosphère sociale : des groupes mixtes de jeunes Téhéranais, des foulards portés plus lâches qu’en centre-ville, de la musique jouant plus ouvertement dans certains chalets privés. C’est un endroit où une certaine forme de décontraction urbaine iranienne se manifeste un peu plus visiblement que dans la capitale elle-même.

Comment y aller
Louer une voiture ou engager un chauffeur depuis Téhéran est la solution la plus simple — la route grimpe vite et multiplie les lacets, et les conditions hivernales peuvent la rendre plus lente que la distance ne le laisse penser. La location de matériel sur place est facile et bon marché selon les standards européens, donc inutile d’apporter son propre équipement.
Quand y aller : De décembre à mars pour une neige fiable, janvier et février offrant les conditions les plus constantes. Les jours de semaine sont nettement plus calmes que la ruée du week-end iranien, du jeudi au vendredi.