Nice
"Il aura suffi d'une assiette de socca pour que Nice cesse d'être une simple étape et devienne la raison pour laquelle nous sommes revenus."
La capitale officieuse de la Côte d'Azur, où la promenade des Anglais s'étire sur des kilomètres le long d'une plage de galets et où la vieille ville sent en permanence la socca frite.
Nous avions atterri à Nice avec l’idée de l’utiliser comme base pour des excursions d’une journée le long de la côte, et nous n’en sommes presque jamais repartis. La promenade des Anglais court sur sept kilomètres le long de la baie des Anges, assez large pour les cyclistes, les joggeurs et les couples âgés faisant leur tour du soir, tout ce monde à la fois, et elle réussit quelque chose qu’aucun autre front de mer que nous avions vu ne parvenait à faire — elle donne à une ville de 340 000 habitants un air de calme absolu.
Une plage sans sable et sans reproches
La plage de Nice est célèbre pour ses galets, pas son sable, et le premier après-midi, nous l’avons passé à nous y frayer un chemin pieds nus, grimaçant, persuadés d’avoir fait une erreur en choisissant cette ville plutôt qu’une autre plus douce. Au troisième jour, nous avions compris le compromis : l’eau au bord d’une plage de galets reste limpide comme du verre car il n’y a pas de sable pour la troubler, et nous avons nagé dans certaines des eaux les plus propres que nous ayons trouvées sur toute la côte, toute la baie s’incurvant vers le cap Ferrat en un long arc bleu.

Vieux-Nice et le culte de la farine de pois chiche
La vieille ville est un dense quadrillage de bâtiments ocre et saumon derrière le marché aux fleurs et aux produits du cours Saleya, et elle fonctionne à la socca — une galette fine et boursouflée de farine de pois chiche, d’huile d’olive et de sel, cuite dans d’immenses poêles en cuivre sur feu de bois et vendue dans des cornets de papier gras par des vendeurs qui font manifestement ça depuis avant notre naissance à tous les deux. Nous avons mangé notre première part debout dans une ruelle près de la rue Pairolière, nous sommes brûlé la bouche, et sommes retournés en chercher une seconde avant même d’avoir fini la première.

Quand y aller : Mai et juin offrent une eau où l’on peut nager et de longues heures de lumière avant que la foule de juillet-août n’envahisse chaque mètre de la promenade. Le carnaval de Nice en février est un joyeux chaos, si vous parvenez à caler votre visite autour de lui.
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