Le point de vue Hito Tres Fronteras à Puerto Iguazú, où les frontières de l'Argentine, du Brésil et du Paraguay se rejoignent au confluent de deux fleuves
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Puerto Iguazú

"Trois pays se rencontrent à un même coude de rivière, et pourtant la ville reste étonnamment décontractée à ce sujet."

La paisible ville argentine porte d'entrée des chutes d'Iguazú, où les fleuves Paraná et Iguazú rencontrent trois pays à la fois.

Puerto Iguazú n’essaie pas de rivaliser avec les chutes qu’elle jouxte, et c’est précisément cette retenue qui en fait une base si efficace. Lia et moi y sommes restés quatre nuits, nous en servant comme point de départ pour le côté argentin des chutes, et nous avons fini par apprécier la ville pour elle-même — des rues basses à la terre rouge bordées de palmiers, des restaurants qui restent ouverts tard pour les voyageurs qui reviennent épuisés et affamés après une journée entière sur les sentiers.

Là où trois pays se touchent

Le Hito Tres Fronteras, un petit point de vue aménagé à la lisière de la ville, marque l’endroit exact où les fleuves Paraná et Iguazú convergent, et où l’Argentine, le Brésil et le Paraguay se retrouvent tous à portée de vue les uns des autres. Ça a l’air d’un gadget touristique jusqu’à ce qu’on se tienne là au coucher du soleil, à regarder la lumière frapper trois drapeaux nationaux différents de part et d’autre de deux fleuves, des obélisques marquant la revendication de chaque pays sur cette même eau boueuse. Nous y sommes allés deux fois — une première en milieu de journée par curiosité, une seconde au crépuscule, exprès — et c’est la seconde visite qu’il faut vraiment prévoir.

The Tres Fronteras monument overlooking the confluence of the Paraná and Iguazú rivers

La ville elle-même mérite qu’on lui consacre une soirée ou deux à flâner sans se presser. L’Avenida Brasil est l’artère principale, pleine de parrillas et de glaciers, et nous avons trouvé notre repas préféré de tout notre passage dans les Misiones dans un petit endroit à une rue de l’axe principal — encore du poisson de rivière, toujours du poisson de rivière ici, cette fois enveloppé dans une feuille de bananier et grillé sur des braises.

Avant et après les chutes

Ce qui m’a le plus surpris à Puerto Iguazú, c’est à quel point elle offrait une véritable décompression après la surcharge sensorielle pure des chutes elles-mêmes. Nous sommes revenus de notre première journée au Parque Nacional Iguazú trempés par les passerelles de la Garganta del Diablo et un peu sonnés, et le rythme tranquille de la ville — un dîner sans hâte, une promenade devant les étals d’artisanat guaraní près de la place — était exactement la remise à zéro dont nous avions besoin avant d’y retourner le lendemain pour les sentiers que nous avions manqués.

A quiet tree-lined street in Puerto Iguazú at dusk

Quand y aller : De mai à septembre pour des conditions plus fraîches et plus sèches ; les chutes elles-mêmes sont les plus spectaculaires dans les mois qui suivent la saison des pluies, environ de novembre à mars, même si la ville est plus supportable en dehors de cette chaleur.