Les eaux bleues et transparentes du lac Ohrid vues depuis la promenade de Pogradec, avec des montagnes s'élevant sur la rive nord-macédonienne au loin.
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Pogradec

"Le lac que tout le monde photographie côté macédonien a une rive plus tranquille et meilleure côté albanais."

Une paisible ville lacustre sur la rive albanaise du lac Ohrid, où l'eau est étonnamment transparente et où la promenade se remplit de familles chaque soir.

Tous ceux que je connais qui sont allés au lac Ohrid y sont allés par le côté nord-macédonien — les églises, la vieille ville, les vues de carte postale. Presque personne de mon entourage n’était allé à Pogradec, sur la rive albanaise, ce qui est précisément la raison pour laquelle j’y suis allé. Le lac ici est l’un des plus anciens et des plus transparents d’Europe, et depuis la plage de galets de la ville, je voyais mes propres pieds à travers plus d’un mètre d’eau étonnamment froide et limpide, froide même en août car le lac se trouve en altitude et reste profond, lent à se réchauffer.

Les eaux transparentes et le rivage de galets du lac Ohrid à Pogradec en plein midi

La ville elle-même est sans prétention — une longue promenade où chaque habitant semble se promener après le dîner, des stands de glaces, des pêcheurs réparant leurs filets le matin près du petit port, et une poignée de restaurants au bord du lac servant du koran, ce poisson proche de la truite que l’on ne trouve que dans ce lac et son voisin, le Prespa, grillé simplement avec du citron. J’ai mangé le mien dans un établissement familial aux nappes en plastique, regardant la lumière changer sur l’eau vers les montagnes macédoniennes de l’autre côté du lac, la ville d’Ohrid elle-même n’étant qu’une tache pâle sur la rive lointaine. Il y a un petit monastère, pendant albanais de Saint-Naoum, et une collection de vestiges illyriens et romains au musée de la ville, mais Pogradec n’est pas vraiment une étape de visites — c’est un endroit pour ralentir.

Des pêcheurs préparant des filets près de petites barques en bois au port de Pogradec tôt le matin

Je suis resté deux nuits de plus que prévu, surtout parce qu’un tenancier de maison d’hôtes nommé Agim a insisté pour nous emmener en voiture dans les collines au-dessus de la ville afin de voir le lac d’en haut, et une fois cette vue découverte — l’eau d’une manière ou d’une autre encore plus bleue vue de là-haut, encerclée de crêtes vertes des deux côtés de la frontière — partir semblait prématuré.

Quand y aller : Juillet et août pour une eau de baignade chaude, même si la ville reste agréable bien avant dans septembre, quand la promenade se vide et que le lac prend une humeur plus calme et contemplative.