Dunes de sable au coucher du soleil dans la réserve de conservation du désert d'Al Marmoom à l'extérieur de Dubaï
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Réserve de conservation du désert d'Al Marmoom

"À quarante minutes du plus haut bâtiment du monde, je n'ai pas trouvé une seule lumière capable de rivaliser avec les étoiles."

Une étendue protégée de désert à l'extérieur de Dubaï où un lac turquoise, une piste de course de chameaux en activité et un ciel vraiment noir remplacent l'éclat habituel de la ville.

Je suis allé à Al Marmoom en m’attendant à une version un peu plus pittoresque des excursions en dune-bashing qu’on vous vend dans le hall de chaque hôtel de Dubaï, et j’ai trouvé quelque chose de plus calme et de plus étrange : un désert vraiment protégé, plus vaste que la ville elle-même, où le bruit le plus fort la plupart des soirs est celui du vent déplaçant le sable sur la route. Al Marmoom est la réserve de conservation du désert de Dubaï, une vaste étendue de dunes, de plaines de gravier et de broussailles basses au sud de la ville, mise à l’écart précisément pour empêcher au moins un coin de l’émirat de devenir un nouveau chantier.

Le clou de la réserve, curieusement, est un lac. Le lac Al Qudra est une étendue d’eau artificielle alimentée par des eaux usées traitées, créée dans le cadre des efforts de réhabilitation de la réserve, et elle est devenue un aimant improbable pour les flamants roses, les hérons et les oiseaux migrateurs qui n’ont, en théorie, rien à faire aussi loin dans le désert. J’y suis allé en voiture une fois au lever du soleil, m’attendant à du sable et pas grand-chose d’autre, et j’ai plutôt observé une ligne de flamants roses traverser une eau dorée par le soleil levant, des dunes se déroulant derrière eux. Ça n’avait aucun sens logique et c’est l’une des choses les plus frappantes que j’aie vues aux Émirats.

Chameaux, dunes et une piste antérieure aux tours

Al Marmoom abrite aussi une piste de course de chameaux en activité, l’une de plusieurs disséminées dans la réserve, où des entraîneurs font faire des tours matinaux à leurs chameaux, de petits jockeys robotiques sanglés sur leur dos — un détail qui ressemble à une satire jusqu’à ce qu’on le voie de ses propres yeux. Les chameaux de course font partie de ce paysage bien avant l’arrivée des gratte-ciel, et regarder une séance d’entraînement à l’aube, la poussière soulevée derrière une ligne de chameaux pendant que leurs propriétaires suivent en pick-up, m’a semblé être une véritable fenêtre sur un rythme émirati plus ancien.

Des chameaux entraînés à l'aube sur une piste de course désertique à Al Marmoom, la poussière s'élevant derrière eux

Un ciel noir, tout près de la ville

L’isolement de la réserve — pas de tours, pas d’éclairage d’autoroute — en fait l’un des rares endroits aussi proches de Dubaï où le ciel est vraiment noir. Je suis revenu un soir juste pour m’allonger sur le capot d’une voiture et regarder des étoiles que je n’avais pas vues correctement depuis mon arrivée dans le pays. Des excursions en dune-bashing traversent des parties de la réserve pendant la journée, mais l’observation des étoiles, faite tranquillement et loin des convois de touristes, est la raison pour laquelle j’y renverrais n’importe qui.

Ciel nocturne rempli d'étoiles au-dessus des dunes de sable sombres dans la réserve de conservation du désert d'Al Marmoom

Quand y aller : Novembre à mars pour des balades en dune plus fraîches et une observation des étoiles agréable en soirée. Les nuits de nouvelle lune offrent les ciels les plus noirs pour les étoiles.