Jiji
"Jiji s'est reconstruite après que le sol s'est littéralement ouvert en dessous, et on sent aujourd'hui cette histoire dans le calme de l'endroit."
Une petite ville ferroviaire reconstruite après le tremblement de terre dévastateur de 1999 à Taïwan, aujourd'hui connue pour son banian centenaire et une gare pleine d'une résilience tranquille.
Jiji se trouve près de l’épicentre du séisme du 921 qui a dévasté le centre de Taïwan en 1999, et je n’ai pas vraiment compris ce que ça signifiait jusqu’à ce qu’une propriétaire de pension, sans qu’on le lui demande, nous montre sur son téléphone des photos de la gare en bois de la ville, effondrée sur le côté. Ce qui se dresse aujourd’hui à cet endroit est une reconstruction minutieuse, planche par planche, du bâtiment original des années 1930 datant de l’époque japonaise, et c’est devenu l’une des plus petites gares les plus photographiées de Taïwan — pas malgré la catastrophe, mais à cause de la façon délibérée dont la ville a choisi de reconstruire plutôt que de moderniser.
Arrivée à bord du train le plus lent que j’aie jamais aimé
Nous avons pris la ligne secondaire depuis Shuili à bord d’un train qui semblait conçu pour ne jamais se presser, des sièges en lattes de bois et des fenêtres qui s’ouvraient vraiment, traversant des champs où des agriculteurs récoltaient ce qui ressemblait à une quantité astronomique de goyaves. Jiji est célèbre pour ses goyaves, vendues sur des charrettes juste devant la gare dans des sachets saupoudrés de poudre de prune, et j’ai englouti un sachet entier avant même qu’on ait trouvé notre pension.

Le banian qui a avalé un bâtiment
À quelques minutes à pied de la gare se dresse le célèbre banian de Jiji, vieux de plus d’un siècle, ses racines aériennes ayant poussé à travers et autour d’un bâtiment abandonné jusqu’à ce que la structure et l’arbre ne fassent plus qu’un, fonctionnellement. Lia est restée dessous un long moment, traçant du doigt l’une des racines les plus épaisses, pendant que j’essayais, en vain, de prendre une photo qui capture l’échelle réelle de la chose.

À vélo jusqu’au palais Wu Chang
Nous avons loué des vélos à un stand près de la gare et roulé le long de routes agricoles plates jusqu’au palais Wu Chang, un temple dont le clocher offre une vue sur toute la vallée. Le trajet passe devant plusieurs petits sanctuaires encore marqués de plaques commémorant le séisme de 1999, discrets et faciles à manquer si on ne fait pas attention, ce qui les rend curieusement plus émouvants qu’un mémorial formel ne l’aurait été.
Quand y aller : de novembre à mars offre les conditions les plus agréables pour le vélo et les vues les plus dégagées sur la vallée. La récolte des goyaves atteint son pic en automne, ce qui est en soi une bonne raison de programmer une visite en octobre ou novembre.
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