La rue principale de Saint-Sauveur illuminée la nuit en hiver, boutiques de ski et restaurants sous la neige qui tombe
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Saint-Sauveur

"Les Montréalais ne roulent pas jusqu'à Saint-Sauveur pour fuir la ville. Ils y roulent pour l'emmener avec eux."

La ville de ski la plus animée des Laurentides, assez proche de Montréal pour une escapade d'un soir et assez remplie les week-ends pour que la foule elle-même fasse partie de l'attrait.

Saint-Sauveur est à une heure du centre-ville de Montréal, ce qui change tout à la façon dont la ville se comporte. Ce n’est pas une retraite montagnarde isolée — c’est un prolongement du week-end urbain, et un vendredi soir de janvier, la rue principale, la rue Principale, se remplit de gens qui ont quitté le travail quelques heures plus tôt et qui sont déjà aux trois quarts dans leur week-end au moment où ils se garent. Les restaurants débordent sur le trottoir même dans le froid, des guirlandes lumineuses sont tendues partout, et il y a ici une énergie plus proche d’une petite station de ski européenne que du caractère plus paisible de Mont-Tremblant, vingt minutes plus au nord.

La rue Principale à Saint-Sauveur la nuit, des guirlandes lumineuses au-dessus de la rue et de la neige tombant devant des vitrines illuminées

La montagne elle-même, le mont Saint-Sauveur, est modeste selon les standards laurentiens — un dénivelé de 213 mètres — mais elle compense la taille par le ski de soirée, qu’elle fait mieux que presque partout ailleurs dans la province : des pistes éclairées restent ouvertes jusqu’à 22 heures la plupart des soirs d’hiver, et il y a quelque chose de vraiment amusant à skier sous les projecteurs avec la ville qui brille en contrebas. En été, ces mêmes pentes accueillent le plus grand parc aquatique du Canada, le Water Toboggan, qui transforme la montagne en un tout autre genre de chaos — les glissades en chambre à air et la piscine à vagues attirent des familles de toute la province et le stationnement se remplit avant midi.

Nous sommes venus un mois de décembre pour le marché de Noël sur la rue Principale, qui se tient les week-ends tout le mois et fait ce que le Québec fait bien : des feux dans des barils, de la tourtière vendue par un kiosque présent depuis des années, du vin chaud servi dans des tasses qu’on est censé garder. Lia a acheté une tuque tricotée à la main d’une vendeuse qui lui a expliqué, longuement et en joual rapide, de quel mouton exactement provenait la laine. J’en ai compris à peu près la moitié. Ça n’avait pas d’importance.

Un kiosque de marché de Noël sur la rue Principale à Saint-Sauveur, avec des guirlandes lumineuses et de la vapeur s'élevant d'un chariot de vin chaud

Ce que Saint-Sauveur perd en nature sauvage, elle le regagne en accessibilité et en densité d’activités dans un petit rayon — du golf, une zone de boutiques d’usine sur l’autoroute qui attire sa propre foule, et une scène de restaurants vraiment bonne qui dépasse largement ce qu’on attendrait d’une ville de cette taille. Ce n’est pas là qu’on va pour la solitude. C’est là qu’on va quand la solitude n’est pas le but.

Quand y aller : Décembre pour le marché de Noël et le début de la saison de ski. N’importe quel week-end d’hiver pour le ski de soirée, même si les jours de semaine sont bien moins bondés. Juillet et août pour le parc aquatique, qu’il vaut mieux éviter les week-ends les plus chauds à moins d’aimer faire la file.