Maniwaki
"Maniwaki, c'est là où la certitude asphaltée de la vallée de l'Outaouais s'arrête et où le nord boréal commence — la dernière ville avec un nom avant que la carte ne se taise."
La dernière vraie ville avant que l'Outaouais ne cède la place au territoire boréal — une capitale forestière avec une communauté algonquine à sa lisière.
Maniwaki se trouve au confluent des rivières Gatineau et Désert, à environ une heure et demie au nord de la ville de Gatineau, et elle fait office de dernière ville d’importance avant que la route 117 ne disparaisse dans la vaste forêt de la réserve faunique La Vérendrye. En roulant vers le nord, on sent la région changer de registre — les fermes et les villages de la basse vallée de la Gatineau cèdent la place à une forêt plus dense, les villes s’espacent, et Maniwaki commence à ressembler moins à une destination qu’à un seuil, l’endroit où l’on s’approvisionne avant de continuer vers le nord.

L’histoire de la ville s’est construite sur l’exploitation forestière — Maniwaki a été pendant plus d’un siècle l’un des grands centres forestiers de l’Outaouais, et son nom vient lui-même du mot algonquin signifiant « terre de Marie », en référence à la mission oblate établie ici au XIXe siècle. La réserve de Kitigan Zibi Anishinabeg jouxte directement la ville, l’une des plus grandes communautés algonquines du Québec, et les liens culturels et économiques entre Kitigan Zibi et Maniwaki sont assez profonds pour que les deux forment, dans les faits, un seul et même lieu divisé par une ligne administrative. J’ai visité le petit centre culturel de la réserve et j’en suis reparti avec une perception bien plus claire de la présence algonquine dans l’Outaouais que tout ce que j’avais pu glaner du côté de Gatineau.
Le Château Logue, un hôtel patrimonial construit en bois équarri en 1887 par un important baron forestier local, fonctionne encore au centre-ville et donne une idée tangible de ce à quoi ressemblait l’âge d’or du boom forestier — une lourde construction de bois, une grandeur légèrement disproportionnée par rapport à la ville qui l’entoure aujourd’hui.

Quand y aller : Début de l’automne, lorsque la montée depuis Gatineau le long de la vallée de la rivière est la plus colorée et que Maniwaki forme un point d’étape naturel avant de poursuivre vers La Vérendrye. L’été pour les activités nautiques sur les rivières Gatineau et Désert, toutes deux prisées pour le canoë près de la ville.
Continuez à explorer
Plus sur Québec
quebec Réserve faunique Mastigouche
Une vaste réserve faunique de plus de 400 lacs dans l'arrière-pays de la Mauricie, faite pour les pêcheurs et les guetteurs d'orignaux plutôt que pour les touristes de passage.
Explore
quebec Matane
La capitale autoproclamée de la crevette au Québec, et la ville de traversier où commence véritablement la rive nord de la péninsule gaspésienne.
Explore
quebec Vallée de la Matapédia
Une vallée fluviale intérieure que les foules de la Gaspésie côtière contournent le plus souvent — des ponts couverts, des eaux à saumon atlantique de calibre mondial, et un rythme plus tranquille que celui de la route côtière.
Explore
quebec Miguasha
Une falaise fossilifère classée à l'UNESCO qui conserve le meilleur registre au monde des poissons apprenant à marcher hors de l'eau — 380 millions d'années condensées dans un tout petit parc.
Explore
quebec Mile End
Des bagels, des disquaires indépendants, et une rivalité autour des fours à bois que Lia et moi avons prise bien trop au sérieux — le quartier le plus conscient de lui-même de Montréal.
Explore
quebec Archipel de Mingan
Une dispersion d'îles calcaires sculptées par la mer en monolithes qui ressemblent aux ruines d'une civilisation qui n'a jamais existé.
Explore