La passerelle suspendue de Grand-Mère traversant les gorges de la rivière Saint-Maurice, entourée d'une forêt automnale
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Grand-Mère

"Grand-Mère tire son nom d'un rocher en forme de profil de vieille femme — la ville a cette même qualité de chose doucement polie par le temps."

Une ancienne ville de moulin à papier nommée d'après un rocher qui ressemble au profil d'une vieille femme, aujourd'hui plus connue pour sa passerelle suspendue et ses tranquilles sentiers riverains.

Le rocher qui a donné son nom à Grand-Mère se trouvait autrefois au milieu de la rivière Saint-Maurice, une formation de granit que les premiers colons français trouvaient ressemblante au profil d’une vieille femme — grand-mère. Quand le barrage hydroélectrique fut construit au début des années 1900, le niveau de la rivière est monté et le rocher aurait été submergé, alors des ingénieurs l’ont découpé et déplacé dans un parc en bord de rivière, où il se trouve encore aujourd’hui, étrangement touchant dans sa permanence déplacée. J’y suis allé spécifiquement pour voir un rocher et j’ai fini par y passer presque toute une journée, pour la ville qui l’entoure.

Grand-Mère a grandi comme ville-compagnie autour d’un moulin à papier, semblable dans les grandes lignes à Shawinigan quelques kilomètres en aval, mais elle est plus petite et plus tranquille, et le moulin a fermé définitivement au début des années 2000, laissant une ville qui a dû se trouver une identité plus lente. La meilleure chose qu’elle en a tirée : la passerelle piétonne suspendue au-dessus des gorges de la Saint-Maurice, construite à l’origine pour les ouvriers du moulin et devenue aujourd’hui une promenade véritablement grisante, se balançant doucement au-dessus des rapides avec des vues qui portent loin en amont et en aval d’une vallée fluviale dense en forêt.

Le rocher historique de Grand-Mère dans son parc riverain, une formation de granit érodée en forme de profil, entourée d'érables automnaux

J’ai parcouru une section du réseau de sentiers riverains qui suit les anciennes voies de transport du moulin, aujourd’hui converties en chemins de marche et de vélo, passant devant la carcasse de l’ancien moulin à papier — en grande partie démolie, une partie laissée debout comme une étrange ruine industrielle à moitié reconquise par des jeunes bouleaux poussant à travers le béton. Il y a une mélancolie particulière et spécifique dans une ville de moulin après la fermeture du moulin, mais Grand-Mère ne s’y complaît pas ; le terrain local a été reconverti en terrain de golf, en plage sur le réservoir, et en un centre-ville modeste et véritablement agréable, avec une boulangerie pour laquelle je reviendrais à elle seule.

La passerelle suspendue au-dessus des gorges de la rivière Saint-Maurice à Grand-Mère, les rapides visibles loin en contrebas à travers les câbles

Ce que j’ai le plus aimé ici, c’est l’échelle — Grand-Mère ne vous demande rien. Pas de liste d’incontournables, pas de foule, juste des gorges de rivière, un rocher déplacé avec une bonne histoire, et une ville qui poursuit tranquillement son chemin après son apogée industrielle.

Quand y aller : de la fin septembre à la mi-octobre pour les couleurs automnales le long des gorges et de la passerelle suspendue, parmi les plus belles de la Mauricie. L’été pour la plage du réservoir et le golf. La passerelle suspendue est ouverte toute l’année mais peut geler en hiver — vérifiez les conditions avant de la traverser.