Marina di Ostuni
"Tout le monde photographie Ostuni d'en bas, en levant les yeux vers le village blanc. Personne ne mentionne que la côte est tout aussi belle."
Le littoral adriatique bordé de pins en contrebas du village blanc d'Ostuni — une succession de beach clubs, de criques tranquilles et de sentiers dunaires à travers le parc Regionale Dune Costiere.
Tous ceux qui viennent à Ostuni photographient le village perché depuis la route en contrebas — ce fameux cliché de maisons blanchies à la chaux empilées contre le ciel — puis filent devant la côte, à huit kilomètres de là, sans s’arrêter. Nous avons commis exactement cette erreur lors de notre première visite, et l’avons corrigée à la seconde, en passant deux journées entières sur cette bande de littoral adriatique qui appartient à la commune d’Ostuni mais qui ne figure presque jamais dans les mêmes photos que le village.
La côte ici traverse le Parco Naturale Regionale Dune Costiere, une bande protégée de dunes, de forêt de pins et de maquis méditerranéen s’étendant à peu près de Torre Pozzelle jusqu’à la marina proprement dite d’Ostuni. Des sentiers de sable serpentent entre des pins parasols plantés au début du vingtième siècle pour stabiliser les dunes, et la descente depuis les parkings jusqu’à l’eau a une qualité feutrée et résineuse — cigales, aiguilles de pin sous les pieds, éclats de turquoise entre les arbres avant que la plage elle-même ne s’ouvre.

La plage elle-même alterne entre des lidos organisés avec transats et de petits tronçons libres accessibles uniquement à pied à travers le parc, et nous avons été attirés vers ces derniers — une courte marche pour beaucoup plus de tranquillité. L’eau reste peu profonde sur une longue distance au-dessus du sable pâle, se réchauffant vite au soleil, propice à ce genre de baignade sans ambition, à flotter sans grand engagement. Torre Pozzelle, l’une des vieilles tours de guet côtières disséminées le long de cette portion, marque un point d’accès particulièrement intéressant, avec des bassins de roche à proximité qui valent le coup d’œil à marée basse.
Le soir, nous sommes remontés par la route en lacets jusqu’à Ostuni même pour dîner, ce qui semblait être le bon ordre des choses — la plage le jour, le village blanc rayonnant à l’heure dorée, les deux moitiés d’une même destination fonctionnant mieux ensemble que séparément. La culture des masserie à l’intérieur des terres, ces anciennes fermes oléicoles converties en restaurants et petits hôtels, complète ce qui forme une base réellement bien équilibrée : mer, village perché et campagne à vingt minutes de route les uns des autres.

Quand y aller : Juin et septembre offrent le meilleur équilibre entre eau chaude et foules gérables sur les plages libres ; juillet et août sont animés aux lidos principaux, mais les coins plus tranquilles du parc dunaire offrent encore un peu de répit si l’on accepte de marcher un peu plus loin.
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