Un port de pêche actif sur la côte lointaine du Dhofar, et le dernier vrai avant-poste avant la traversée en mer libre vers les îles Hallaniyat.
Sadah ne cherche pas à être une destination, et c’est en partie ce qui nous a rendu l’endroit intéressant. C’est un port de pêche actif à environ quatre-vingt-dix minutes à l’est de Salalah, niché là où les montagnes du Dhofar finissent par céder la place à un terrain côtier plus plat, et la plupart des gens qui y passent viennent soit acheter du poisson, soit, comme nous, chercher un bateau pour aller plus loin en mer.
Un port qui vit selon son propre rythme
Nous avons passé une matinée au petit port à regarder les bateaux rentrer chargés de thazard, de thon et parfois de requin, déchargés en vitesse sur des camions frigorifiques en direction du marché central de Salalah. Personne ne nous a vraiment prêté attention — Sadah n’est pas conçue pour les visiteurs et ne prétend pas l’être — mais un chef de port a pris une pause dans sa paperasse pour nous expliquer, patiemment et dans un anglais correct, lesquels des bateaux amarrés seraient disposés à emmener des passagers plus loin vers les îles Hallaniyat, à quarante kilomètres au large.

La ville derrière le port
Loin du port, Sadah est modeste — une rue principale, quelques boutiques vendant du poisson séché et des dattes, une mosquée au fin minaret blanc visible depuis presque toute la ville. Nous avons déjeuné dans un petit stand qui ne servait que du poisson grillé, du riz et une sauce épicée étonnamment bonne, le poisson si frais qu’il devait nager encore une heure plus tôt. Le patron, une fois qu’il a compris que nous ne faisions pas que passer pour du carburant, nous a apporté une assiette de dattes et a refusé qu’on le paie.
Pourquoi nous sommes restés
Ce qui nous a retenus à Sadah plus longtemps que prévu, c’est le littoral juste à l’ouest de la ville — une étendue de basses falaises et de plages désertes où les familles locales viennent pêcher le soir depuis les rochers, et où la lumière de fin d’après-midi teinte toute la baie d’une douce couleur rouille qu’aucune photo ne capture vraiment. Lia et moi sommes restés assis sur les rochers jusqu’à ce que la couleur s’efface entièrement, sans hâte d’être ailleurs.

Quand y aller : D’octobre à avril, à la fois pour des températures agréables et une mer plus calme si vous organisez un départ en bateau plus loin. Faites le plein ici — les options se raréfient vite dans les deux directions.
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