Une côte spectaculaire de canyons à la lisière du Dhofar où des soufflards projettent de l'eau de mer à travers des falaises calcaires et où des bateaux partent pour les îles Hallaniyat.
Personne à Salalah n’arrivait vraiment à se mettre d’accord sur la façon d’orthographier Shuwaymiyah pour nous, ce qui aurait dû nous indiquer à quel point nous nous éloignions de l’itinéraire habituel. C’est une petite localité à l’embouchure d’un canyon sur la bordure orientale du Dhofar, à environ quatre heures de Salalah sur une route qui devient piste graveleuse pour le dernier tronçon, et elle existe principalement comme avant-poste de pêche et point de départ pour les bateaux en direction des îles Hallaniyat.
Le Canyon Rencontre la Mer
Ce qui rend Shuwaymiyah digne du trajet, c’est le point où un profond canyon calcaire, creusé par un ancien wadi, s’ouvre directement sur la mer d’Arabie — des parois abruptes de chaque côté, une gorge étroite d’eau turquoise en contrebas, et un silence auquel les pêcheurs locaux semblent parfaitement habitués et que nous, non. Nous avons marché un court tronçon de la crête du canyon tôt le matin avant que la chaleur ne s’installe, plongeant le regard dans une eau si claire qu’on pouvait compter les poissons depuis trente mètres de hauteur.

Les Soufflards
Un peu plus loin le long de la côte, une série de soufflards naturels perce le plateau calcaire, et quand une houle arrive sous le bon angle, l’eau de mer jaillit à travers eux avec un bruit de canon lointain. Nous avons calé notre visite sur une marée montante, sur les conseils d’un pêcheur local, et sommes restés bien en retrait tandis que des jets d’écume s’élevaient à plusieurs mètres dans les airs, l’un après l’autre, selon un rythme fixé entièrement par la mer plutôt que par un quelconque horaire.
En Attendant un Bateau
Le petit port de Shuwaymiyah est l’un des points de départ pour les îles Hallaniyat, et nous y avons passé une soirée à négocier avec un pêcheur prêt à faire la traversée le lendemain matin. Pendant que nous attendions, nous avons mangé avec sa famille — poisson grillé, pain plat, café omanais sucré — dans une pièce toute simple qui donnait directement sur les bateaux se balançant dans l’eau sombre en contrebas.

Quand y aller : D’octobre à avril, quand la route est praticable et la mer suffisamment calme pour une traversée en bateau si vous continuez vers les îles Hallaniyat. Venez avec le plein d’essence et sans horaire fixe.
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