Australian Camp
"Australian Camp vous offre le panorama des Annapurnas en deux jours faciles, sans trek de nuit à la frontale."
Un doux trek de deux jours au départ de Pokhara qui offre un panorama complet sur les Annapurnas sans la moindre section technique.
Il ne nous restait que trois jours avant le vol retour de Lia, et nous n’avions plus vraiment envie d’un circuit de plusieurs semaines, mais nous voulions quand même une vraie nuit dans les collines avant la fin du voyage. Un propriétaire de guesthouse à Lakeside nous a suggéré Australian Camp — un itinéraire court et doux via Kande et Dhampus, populaire auprès des familles et des randonneurs plus âgés, qui offre de vraies vues sur la montagne sans le dénivelé ni la logistique du camp de base de l’Annapurna.
Une ascension facile à travers les villages gurung
Le point de départ se trouve à Kande, à une demi-heure de taxi de Pokhara, et grimpe à travers la forêt puis des terres agricoles en terrasses jusqu’à Dhampus, un village gurung tout en longueur où des drapeaux de prière pendent entre les maisons et où des femmes âgées, assises devant leur porte, filaient la laine. La marche elle-même est tranquille — trois, peut-être quatre heures de montée modérée — et c’est le genre de sentier où l’on croise des buffles, des écoliers et des porteurs montant des provisions vers les maisons de thé, tous avec la même fréquence.

Un panorama qui vaut bien ce petit effort
Le camp lui-même se trouve sur une crête herbeuse dégagée, apparemment nommée d’après une équipe de tournage australienne qui y avait campé il y a des décennies pour filmer un documentaire — même si, comme la plupart des origines de grottes et de camps dans cette vallée, personne ne pouvait confirmer les détails exacts. Ce qui ne fait aucun doute, en revanche, c’est la vue : un panorama sans obstacle sur le Dhaulagiri, l’Annapurna Sud, l’Hiunchuli et le Machapuchare, tout cela visible depuis la véranda d’une maison de thé, sans une seule heure de souffrance en altitude avant l’aube. Nous sommes restés assis là avec du thé jusqu’à ce que la lumière passe du blanc à l’or puis à cet orange profond qui annonce que le soleil va disparaître derrière la crête lointaine.

Nous avons dormi dans une simple chambre de maison de thé aux murs fins comme du papier, et nous nous sommes réveillés au chant des coqs, avec une vue sur le Machapuchare éclairé d’orange à travers une fenêtre sans rideau. Ça a été, curieusement, une dernière soirée dans les collines qui convenait bien à Lia avant son vol — pas un sommet, pas un exploit, juste les montagnes faisant ce qu’elles font le mieux.
Quand y aller : d’octobre à décembre et de mars à avril, en phase avec les saisons de trek classiques des Annapurnas — ciels dégagés en automne, rhododendrons en fleurs sur la descente au printemps. C’est accessible même pour ceux qui ont peu d’expérience de randonnée ou peu de temps.
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