Chemins de pierre en terrasses et petite cascade traversant les jardins rocheux du parc Jamshidieh, dans le nord de Téhéran
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Jardin de pierre de Jamshidieh

"Vingt minutes après la circulation du centre-ville, et je buvais déjà du thé au bord d'une cascade."

Un jardin de pierre en terrasses construit à flanc des contreforts de l'Alborz, où cascades, maisons de thé et vue sur la ligne d'horizon de Téhéran offrent l'évasion la plus simple pour une demi-journée loin du centre-ville.

Jamshidieh se trouve à l’extrême limite nord de Téhéran, là où la grille urbaine finit par céder et où les contreforts de l’Alborz prennent le relais, et c’est sans doute le moyen le plus simple d’obtenir une expérience de montagne sans s’engager pour une excursion d’une journée entière. C’est un jardin de pierre public, construit à même un versant rocheux naturel, tissé de sentiers, de petits ponts et d’un cours d’eau canalisé qui descend à travers une série de terrasses avant de se rassembler en bassin près de l’entrée.

Grimper les terrasses

Le parc est construit presque entièrement en pierre locale, disposée en escaliers et en murs de soutènement qui suivent le contour naturel de la colline plutôt que de le contrarier. J’ai grimpé lentement, m’arrêtant à chaque palier, où le tracé ne cesse de révéler de petites scènes : un pont de pierre au-dessus d’un étroit canal, un groupe de rochers disposés comme un canyon miniature, un bassin tranquille ombragé par des arbres qui semble étrangement dix degrés plus frais que l’esplanade d’entrée.

Marches de pierre et étroit canal d'eau traversant le jardin de pierre en terrasses de Jamshidieh

La vue en contrebas

Près du sommet, la terrasse d’une maison de thé s’ouvre sur une vue large sur le nord de Téhéran — des immeubles s’empilant le long de la pente, la ville s’épaississant vers la brume de l’horizon. J’ai commandé un thé et une assiette de fruits secs et je suis resté assis là près d’une heure pendant que la lumière passait d’un blanc dur d’après-midi à une teinte plus chaude. C’est l’un des rares endroits de la ville où l’on peut observer Téhéran depuis un point de vue véritablement reposant, plutôt que depuis un bar sur un toit ou une voiture en mouvement.

Vue des quartiers nord de Téhéran s'étendant en contrebas depuis la terrasse de la maison de thé de Jamshidieh, à flanc de colline

Qui fréquente ce parc

C’est vraiment un parc pour les habitants plutôt qu’un site touristique — des familles en sortie du week-end, des couples âgés marchant lentement le long des chemins du bas, des groupes d’amis partageant un qalyan sur les bancs ombragés. Je n’ai croisé aucun autre visiteur étranger de tout l’après-midi, ce qui en a fait l’une des tranches les plus authentiques du quotidien téhéranais que j’aie rencontrées durant tout le voyage.

Quand y aller : Les après-midis de semaine pour une visite plus tranquille ; les après-midis de week-end si vous voulez voir comment les Téhéranais utilisent réellement le parc, ce qui vient avec plus de monde mais aussi plus d’ambiance. Le printemps apporte le plus de verdure aux terrasses.