Le monument en Y de marbre blanc de la tour Azadi se dressant au centre d'une vaste esplanade dans l'ouest de Téhéran sous un ciel dégagé
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Tour Azadi

"C'est le seul monument que tous les Iraniens, quoi qu'ils pensent de leur gouvernement, semblent aimer sincèrement."

L'arche de marbre blanc qui a veillé sur chaque grand moment de l'Iran moderne depuis le même rond-point, et le musée souterrain que la plupart des visiteurs ne trouvent jamais.

La tour Azadi se dresse à l’entrée ouest de Téhéran, et c’est ce qui se rapproche le plus d’une silhouette qui définirait la ville à elle seule — le monument qui apparaît en arrière-plan de chaque reportage sur l’Iran, la ligne d’arrivée des marathons, le point de ralliement aussi bien pour les célébrations que pour les manifestations. Construite en 1971 pour le 2500e anniversaire de l’Empire perse sous le dernier Shah, elle a survécu intacte au changement de régime, ce qui en dit long sur la manière dont les Iraniens dissocient leur histoire nationale de leur politique actuelle.

L’architecture

Le design de la tour combine délibérément des formes préislamiques achéménides et sassanides avec des éléments architecturaux de l’ère islamique, une structure en Y de marbre blanc dont les courbes et les arches se laissent aplatir en photo mais ne se révèlent jamais vraiment sans être vues en vrai. De près, l’échelle est colossale — 45 mètres de haut, construite à partir de près de 8000 blocs de pierre, chacun taillé individuellement puisqu’aucun n’a la même forme. J’ai fait le tour complet de la base au coucher du soleil et je continuais de trouver de nouveaux angles où les courbes accrochaient la lumière différemment.

Les courbes de marbre blanc de la tour Azadi captant la lumière dorée du coucher de soleil dans l'ouest de Téhéran

Le musée souterrain

Ce que la plupart des visiteurs ratent, c’est que la base de la tour abrite un musée, accessible par un ascenseur qui descend dans les fondations de la structure — une collection modeste mais bien conçue qui retrace l’histoire iranienne depuis l’ère achéménide jusqu’à aujourd’hui. Il y règne un calme frais, un contraste étrange avec le rond-point qui tourne sans fin juste au-dessus, et cela donne un contexte utile à un monument qui, autrement, ne se lit que comme pur symbole.

Galerie du musée intérieur sous la tour Azadi exposant des objets de l'histoire perse antique

L’esplanade

L’esplanade qui l’entoure est immense, conçue précisément pour le genre de rassemblements de masse qui s’y sont produits à répétition sur cinq décennies d’histoire iranienne — couronnements, révolution, commémorations de guerre, contestations électorales. Debout au milieu de tout ce béton nu, difficile de ne pas penser à tout ce qu’il a absorbé. Les habitants l’utilisent surtout de manière plus décontractée : joggeurs à l’aube, familles qui font voler des cerfs-volants le soir, adolescents en skateboard qui exploitent la pierre lisse de l’esplanade comme les skateurs le font partout ailleurs dans le monde.

Quand y aller : Fin d’après-midi jusqu’au coucher du soleil pour la meilleure lumière sur le marbre. La tour et l’esplanade sont librement accessibles à toute heure, mais le musée souterrain garde des horaires diurnes classiques et ferme le lundi.

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