Calvi
"La ville jure que Colomb est né ici, et honnêtement, qui suis-je pour contredire une plaque aussi sûre d'elle-même."
Une ville citadelle sur la côte de Balagne en Corse, où une forteresse génoise veille sur une large baie de forêt de pins et de sable pâle, et où une plaque dans la citadelle affirme, avec une conviction toute locale, que Christophe Colomb y est né.
La citadelle de Calvi se dresse sur un promontoire rocheux à l’une des extrémités d’une longue baie de sable pâle et de forêt de pins, le genre de vue qui a fait s’arrêter même Lia — qui a pourtant déjà vu un nombre franchement excessif de côtes méditerranéennes — pour simplement regarder une minute avant qu’on se remette à marcher. La forteresse fut bâtie par les Génois au treizième siècle et la ville resta fidèle à Gênes même pendant le mouvement d’indépendance corse, ce qui lui valut la devise “Civitas Calvi Semper Fidelis” — Calvi, toujours fidèle — encore gravée au-dessus d’une de ses portes.
La maison qui revendique Colomb
À l’intérieur de la citadelle, une modeste maison de pierre porte une plaque affirmant que Christophe Colomb y est né en 1441, une affirmation que la plupart des historiens sérieux rejettent mais que Calvi entretient malgré tout avec une vraie fierté locale. On est restés plantés devant un bon moment, sincèrement indécis quant à y croire, avant de se dire que l’ambiguïté était plus amusante qu’une réponse tranchée ne l’aurait été. Plus solidement documenté : la citadelle a aussi servi de base à la Légion étrangère française pendant plus d’un demi-siècle, et un petit monument à l’intérieur honore cette histoire.

La baie en contrebas
Depuis les remparts de la citadelle, toute la baie se déploie — près de six kilomètres de sable pâle bordés d’une forêt de pins appelée la Pinède, avec les collines en terrasses de la Balagne qui montent, vertes, derrière, et, par temps clair, les sommets de l’intérieur de la Corse visibles au-delà. On est descendus dans la Pinède en fin d’après-midi, on a nagé sur un bout de plage tranquille où il n’y avait presque personne, et on a regardé la citadelle passer à l’orange, puis au rose, tandis que le soleil tombait derrière elle.

Quand y aller : Juin et septembre offrent une eau de baignade agréable et une lumière qui dure, sans la foule d’août sur toute la baie.
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