Mompiche
"La route se termine à la plage, ce qui résume à peu près tout ce qu'il faut savoir sur le rythme de l'endroit."
Un village de pêcheurs en cul-de-sac sur la côte nord de l'Équateur avec un long point break, des rues de sable, et rien du développement qui a atteint les plages plus au sud.
Le bus pour Mompiche quitte la route côtière pour une route plus étroite de plus en plus trouée, puis s’arrête simplement au bord du sable, parce qu’il n’y a nulle part où aller plus loin. C’est toute la géographie de l’endroit résumée en un détail : Mompiche est une impasse, physiquement et dans l’esprit, et le village s’est organisé autour d’une seule plage courbe et de la vague qui y déferle plutôt qu’autour de quoi que ce soit ressemblant à un plan quadrillé.
Le point break
La réputation de Mompiche parmi les surfeurs repose sur un long point break qui déroule bien, fonctionnant mieux sur une houle montante, une gauche qui peut courir sur une distance qui semble improbable quand elle est bonne. Je ne surfe pas bien, mais j’ai loué une planche dans une boutique près de l’entrée de la plage quand même et j’ai passé deux matinées à me faire secouer par l’écume pendant que des gens qui savaient vraiment ce qu’ils faisaient traçaient des lignes cinquante mètres plus loin sur la pointe. La communauté de surf ici est petite et sans prétention — une poignée de cabanes de location de planches, deux ou trois camps de surf, personne de territorial sur le line-up comme j’avais pu le vivre sur des côtes plus fréquentées.

Rues de sable et après-midis paisibles
Le village lui-même est assez petit pour être traversé de bout en bout en quinze minutes, ses rues principales non pavées et occupées à parts égales par des bateaux de pêche en réparation, des poules, et des hamacs tendus entre les poteaux des vérandas. J’ai logé dans une cabane en bois à quelques minutes à pied de la plage, tenue par une famille qui cuisinait ce que les bateaux avaient rapporté ce jour-là — généralement un poisson entier frit avec des patacones et un filet de citron vert, mangé à une table en plastique assez proche pour entendre les vagues. L’électricité a vacillé quelques fois pendant mon séjour et personne n’a traité ça comme un événement.
L’Isla San Pedro et les mangroves
À une courte traversée en bateau du village, la petite île inhabitée de San Pedro offre une étendue de plage vierge qui vaut le déplacement par temps calme, et les canaux de mangrove derrière le village — accessibles par une courte sortie en pagaie — constituent un bon contrepoint tranquille au côté océan, avec des hérons et un caïman occasionnel travaillant les hauts-fonds dans le calme du petit matin.

Quand y aller : La houle est la plus constante de décembre à avril, ce qui correspond aussi à la saison la plus sèche et ensoleillée sur ce tronçon de côte. En dehors de cette fenêtre, attendez-vous à plus de pluie et des vagues plus petites, mais aussi à personne d’autre sur la pointe.
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