Un alignement d'hôtels-spas le long du rivage d'Ein Bokek à la mer Morte, transats alignés sur la plage et eau bleue et calme au-delà
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Ein Bokek

"Tout le monde flottant sur le dos, lisant son téléphone, parfaitement droit, parfaitement sec."

La bande hôtelière israélienne de la mer Morte, un alignement d'hôtels-spas face à un rivage qui rétrécit, où le monde entier vient flotter et se faire soigner.

Ein Bokek, c’est là où la mer Morte se domestique, et je le dis à la fois comme une critique et comme un véritable soulagement après plusieurs jours passés dans des zones plus rudes et plus reculées de la région. C’est une bande hôtelière construite de toutes pièces sur la côte israélienne, une douzaine d’hôtels alignés face à l’eau, la plupart bâtis autour du concept de spa minéral — bassins de saumure, soins à la boue, bains de soufre pompés depuis des sources proches. Je me suis installé dans un hôtel milieu de gamme surtout pour faire ma lessive et dormir dans un vrai lit, et j’ai fini par rester un jour de plus parce que l’ensemble, malgré son côté kitsch par endroits, fonctionne remarquablement bien pour ce qu’il promet : une relaxation totale et sans culpabilité.

Des transats et des parasols alignés sur le rivage d'Ein Bokek, des tours d'hôtels visibles le long du front de mer à l'arrière-plan

La plage elle-même est véritablement publique et gratuite, ce qui m’a surpris — pas besoin d’être client d’un hôtel pour descendre, s’enduire de la boue noire empilée dans des barils le long du rivage, et flotter dans une eau si dense qu’on peut s’allonger sur le dos, les mains croisées derrière la tête, et lire un livre tenu au-dessus de la surface sans le moindre effort. J’ai vu un vieil Allemand faire exactement cela pendant près d’une heure, parfaitement serein, lunettes de soleil sur le nez, tournant de temps en temps sa page. Le niveau de l’eau a considérablement baissé ici au fil des décennies — des dolines ont englouti des portions de l’ancien rivage à proximité, et certains hôtels ont dû construire des systèmes de navette juste pour amener les clients jusqu’à l’endroit où se trouve désormais réellement l’eau, un rappel modeste mais préoccupant de la rapidité avec laquelle cette mer se réduit.

Des baigneurs flottant sur le dos dans l'eau riche en minéraux au large d'Ein Bokek, le rivage pâle et couvert de sel visible derrière eux

Je ne prétendrai pas qu’Ein Bokek soit l’endroit où l’on ressent le caractère brut et ancestral de la mer Morte — pour cela, mieux vaut Ein Gedi ou la côte jordanienne plus au sud. Mais comme lieu pour vraiment se reposer, soigner sa peau et manger un repas correct après plusieurs jours de poussière et de sel, il remplit son office sans complexe.

Quand y aller : D’octobre à avril pour des températures diurnes agréables ; l’eau et les soins à la boue fonctionnent toute l’année quelle que soit la saison. Réservez un hôtel avec accès direct à la plage si vous voulez profiter confortablement de la boue et de l’ombre plutôt que de vous en remettre uniquement à la plage publique.