Vignobles de Malbec en altitude à Tunuyán, avec les Andes enneigées s'élevant juste derrière les rangs de vigne
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Tunuyán

"À Tunuyán, la montagne n'est pas un décor. C'est une voisine."

Une ville viticole d'altitude de la vallée d'Uco où les Andes semblent assez proches pour être touchées depuis les rangs de vigne.

Tout le monde parle de la vallée d’Uco comme d’une destination unique, mais c’est à Tunuyán que la vallée gagne vraiment sa réputation. Elle est perchée à plus de 1 000 mètres, assez près des Andes pour que, par temps clair, les sommets semblent peints, trop nets pour être réels. Lia l’a remarqué avant moi — elle s’est arrêtée en pleine phrase au petit-déjeuner le premier jour et s’est contentée de pointer du doigt.

L’altitude comme argument de vente

L’altitude ici n’est pas un détail, c’est tout l’argumentaire. Le Malbec cultivé à cette hauteur développe une tension entre le fruit et l’acidité que les versions de plaine n’ont pas, et chaque vigneron à qui j’ai parlé l’a mentionné sans que je le lui demande, comme un motif de fierté locale qu’il tenait à faire comprendre à un étranger. À la Bodega Salentein, un bâtiment saisissant en forme de croix dressé face aux montagnes, le chai souterrain était assez frais pour que je regrette de ne pas avoir pris un pull.

Chai souterrain à l'architecture de pierre semblable à une cathédrale, dans un domaine viticole de la vallée d'Uco

La ville au-delà du vin

Tunuyán elle-même est modeste — un quadrillage de rues tranquilles, une place centrale, des étals de fruits vendant des cerises de saison qui rendaient ridicule tout ce que j’avais mangé auparavant. Nous avons loué des vélos pour l’après-midi et pédalé au-delà des vergers et des canaux d’irrigation vers les contreforts, nous arrêtant quand un berger a traversé la route avec ce qui ressemblait à deux cents moutons, sans la moindre hâte apparente.

Cycliste roulant sur un chemin de terre rural longeant des vergers, avec les contreforts des Andes au loin près de Tunuyán

Le dîner ce soir-là s’est pris dans un restaurant attenant à un domaine viticole, un menu dégustation entièrement construit autour de ce qui était de saison cette semaine-là. Pas de carte imprimée, juste un serveur récitant cinq plats de mémoire. C’était le genre de repas qui vous fait regretter chaque déjeuner générique dans une région viticole ailleurs.

Quand y aller : de mars à avril pour les vendanges du Malbec et la saison des cerises qui les précède ; en novembre pour la floraison printanière des vignes et des journées douces et sèches.