Un train de banlieue de style vintage restauré glissant sur une voie surélevée bordée d'arbres en direction de Tigre, en Argentine
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Tren de la Costa

"La meilleure façon de sortir de Buenos Aires n'est pas un bus. C'est un train que personne en dehors des banlieues ne semble connaître."

Une ligne ferroviaire côtière restaurée reliant les banlieues nord de Buenos Aires, jusqu'à la ville du delta de Tigre.

J’ai découvert le Tren de la Costa presque par hasard, en lisant un fil de discussion sur Tigre où quelqu’un mentionnait, en passant, que la façon la plus agréable d’y arriver était une ligne de train léger que la plupart des guides ignorent au profit du train de banlieue classique. Lia et moi l’avons pris sur un coup de tête un samedi matin, et cela s’est révélé être une de ces petites décisions logistiques qui finissent par définir toute la journée.

Embarquement à Maipú

La ligne parcourt environ quinze kilomètres depuis la gare de Maipú, dans la banlieue nord d’Olivos, jusqu’à la gare de Delta à Tigre, avec une poignée d’arrêts en chemin construits davantage comme des complexes de shopping et de loisirs que comme des stations de transit — la gare Barrancas dispose d’un petit parc d’attractions attenant, la gare Borges donne sur un marché d’artisanat. On avait moins l’impression de prendre les transports en commun que de faire une visite au ralenti de la façon dont les banlieues aisées de Buenos Aires passent leur week-end.

La voie surélevée du Tren de la Costa serpentant à travers des arbres de banlieue verdoyants au nord de Buenos Aires

Les trains eux-mêmes sont une jolie touche — des wagons modernes stylisés en clin d’œil aux anciens chemins de fer de construction britannique qui sillonnaient jadis toute cette région, et le trajet se déroule en grande partie en hauteur, offrant des aperçus sur des jardins, des marinas et les rues privées verdoyantes de San Isidro qu’on ne verrait jamais depuis une voiture.

Détour par San Isidro

Nous avons interrompu le trajet par un arrêt à San Isidro, dont la cathédrale néo-gothique et les falaises au bord du fleuve valent une heure à elles seules, puis sommes remontés à bord pour la dernière portion jusqu’à Tigre. Le temps que le train pénètre dans les franges du delta, le paysage avait entièrement changé — de la banlieue soignée aux premiers aperçus des chenaux bruns et lents qui caractérisent le delta du Paraná.

La flèche néo-gothique de la cathédrale de San Isidro vue depuis le quai surélevé du train

Le trajet complet dans un sens prend moins d’une heure, et je dirais qu’il vaut la peine même si Tigre elle-même n’était pas la destination finale — c’est une décompression tranquille et pittoresque loin de la densité de la capitale, que la plupart des visiteurs zappent entièrement au profit d’un bus ou d’une voiture directe.

Quand y aller : Les matinées de week-end, lorsque les gares le long du parcours accueillent leurs marchés et foires. Le trajet est agréable toute l’année, mais le printemps et l’automne rendent les arrêts en plein air plus confortables.