Des girafes paissant dans un enclos de type savane ouverte à Dubai Safari Park
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Dubai Safari Park

"L'ancien zoo de Dubaï était un après-midi triste. Ce qui l'a remplacé m'a fait oublier que j'étais encore dans la ville."

Un vaste parc zoologique divisé en zones africaine, asiatique et arabique, avec une section safari en voiture qui vous rapproche des animaux bien plus qu'aucun ancien enclos de zoo.

Je me souviens de l’ancien zoo de Dubaï, niché dans un coin résidentiel de Jumeirah, et je ne m’en souviens pas avec tendresse — de petits enclos, des animaux visiblement lassés, le genre d’endroit où l’on emmenait des proches en visite par obligation plutôt que par enthousiasme. Alors quand un collègue m’a dit qu’il avait été entièrement remplacé par quelque chose appelé Dubai Safari Park, j’y suis allé avec des attentes basses qui se sont complètement effondrées dans la première heure.

L’échelle à elle seule vous réoriente. Ce n’est pas un zoo boulonné sur un pâté de maisons — c’est un véritable paysage, divisé en zones écosystémiques distinctes que l’on traverse presque comme des chapitres. Le Village africain s’ouvre sur de vastes enclos ouverts où girafes et zèbres partagent des lignes de visée comme sur une vraie savane, sans clôture étriquée forçant le regard sur des barreaux. De là on passe dans la zone asiatique, humide et densément plantée, abritant tigres et éléphants sous une canopée qui filtre vraiment le soleil du désert plutôt que de le combattre à coups de climatisation. La zone arabique boucle la boucle avec la faune propre à cette région — oryx d’Arabie, gazelles des sables, des animaux qui appartiennent à ce désert précis plutôt qu’à une idée importée de nature sauvage.

Le safari en voiture, et une girafe à hauteur des yeux

La section qui m’a vraiment marqué était le safari en camion découvert, où l’on traverse des enclos construits pour ressembler à une savane sans coupure plutôt qu’à une série d’enclos. Notre chauffeur, un Émirati qui avait clairement fait ce trajet des centaines de fois mais n’avait pas perdu son enthousiasme, a presque arrêté le camion quand une girafe s’est approchée du véhicule et a baissé la tête presque à hauteur de la fenêtre, assez près pour qu’un enfant deux rangées devant moi laisse échapper un cri de surprise. Personne dans ce camion ne consultait son téléphone.

Camion de safari découvert passant devant des zèbres et girafes en train de paître à Dubai Safari Park

Ce qui m’a impressionné structurellement, c’est à quel point le parc avait manifestement tiré les leçons des échecs de l’ancien zoo. Des structures d’ombre partout, des systèmes de brumisation le long des sentiers, des démonstrations de nourrissage programmées pour éviter le pire de la chaleur de midi. Quelqu’un avait vraiment réfléchi au bien-être des animaux et au confort des visiteurs comme un seul et même problème de conception, plutôt que de traiter l’un comme un centre de coût face à l’autre.

Un oryx d'Arabie debout dans un enclos paysagé façon désert à Dubai Safari Park

Le temps qu’on atteigne la zone arabique et que je regarde un petit troupeau d’oryx se déplacer sans hâte sur un terrain couleur sable à peine différent du désert juste au-delà de la clôture du parc, j’avais complètement cessé de penser à l’ancien zoo. Ça ressemblait à sa propre destination, pas à une mise à niveau par culpabilité.

Quand y aller : Tôt le matin, idéalement dès l’ouverture, quand les températures restent supportables et les animaux les plus actifs. Visitez d’octobre à avril — les sections extérieures du parc deviennent réellement pénibles avec la chaleur estivale.