Les chutes de Baleine tombant à travers une forêt tropicale dense dans un bassin cerné de roches à l'extrémité nord de Saint-Vincent
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Chutes de Baleine

"Aucune route n'y mène. Soit vous arrivez en bateau, soit vous n'arrivez pas du tout."

Une cascade à l'extrémité nord reculée de Saint-Vincent, accessible uniquement par bateau, chutant de dix-huit mètres dans un bassin froid cerné de pierre volcanique noire.

Il n’existe aucun moyen de rejoindre les chutes de Baleine en voiture, et ce seul fait fait plus pour les protéger qu’aucune désignation de conservation ne pourrait le faire. La cascade se trouve à l’extrémité nord de Saint-Vincent, sur le flanc du volcan qui donne sur la mer, dans une portion de côte si escarpée que la route depuis Chateaubelair s’arrête tout simplement plutôt que d’essayer de continuer. Je suis monté à bord d’un petit bateau à moteur depuis la jetée de Chateaubelair à huit heures du matin avec un capitaine nommé Junior, qui avait manifestement fait ce trajet plus de fois qu’il ne pouvait compter et semblait encore l’apprécier.

Le trajet en bateau de quarante-cinq minutes le long de la côte vaut le déplacement à lui seul — le littoral nord de Saint-Vincent s’élevant en falaises vertes abruptes directement depuis l’eau, sans bâtiments, sans routes, sans le moindre signe visible du XXIe siècle nulle part. Nous avons débarqué sur une plage de sable volcanique noir près de l’embouchure d’une rivière, et de là, c’est une marche de quinze minutes en amont, traversant la rivière peu profonde quatre ou cinq fois sur des pierres lisses, jusqu’à ce que la gorge se resserre et que les chutes apparaissent devant vous presque sans prévenir.

La plage de sable volcanique noir au débarcadère des chutes de Baleine, avec l'embouchure de la rivière s'ouvrant vers l'approche en bateau

Les chutes elles-mêmes tombent d’environ dix-huit mètres depuis une entaille dans la paroi rocheuse jusqu’à un bassin véritablement, étonnamment froid — un soulagement après la marche humide d’approche, et un rappel que cette eau provient presque directement des flancs du volcan, avec peu de temps pour se réchauffer. J’ai nagé jusqu’à l’endroit où les embruns frappent la surface de l’eau, assez près pour sentir le changement de pression dans l’air, et j’ai flotté sur le dos en regardant la canopée de la forêt tropicale se refermer sur la gorge des deux côtés. Il y avait peut-être huit autres personnes ce matin-là, assez dispersées pour que cela ne semble jamais bondé.

Junior a mentionné, sans que je le lui demande, que son grand-père faisait autrefois ce même trajet à la voile avant que les moteurs hors-bord n’atteignent l’île, mettant presque une journée entière pour ce qui prend désormais moins d’une heure. Certains lieux changent la technologie qui les entoure sans changer grand-chose d’autre. Les chutes de Baleine semblent en faire partie.

Quand y aller : Les départs matinaux, généralement organisés la veille au soir via une maison d’hôtes à Chateaubelair ou un tour-opérateur à Kingstown, offrent une mer plus calme pour la traversée. La saison sèche (de décembre à mai) facilite l’approche par la rivière et rend l’eau plus claire.

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