Une plage de sable noir accessible seulement en bateau ou par une randonnée en sueur, adossée à une forêt sèche et bordée de l'un des meilleurs récifs et épaves de plongée de la côte ouest.
Il n’y a pas de route jusqu’à Anse Cochon, et ce seul fait fait plus pour la protéger que n’importe quelle désignation de conservation. J’y suis arrivé en bateau, affrété auprès d’un petit opérateur de plongée depuis Marigot Bay, et l’approche seule valait déjà le déplacement — un croissant de sable volcanique sombre niché sous une forêt sèche et clairsemée, avec à peine une construction en vue en dehors d’une petite cabane-restaurant près de la lisière des arbres. Une poignée d’autres bateaux étaient ancrés au large, et la plage elle-même n’accueillait qu’une douzaine de personnes, ce qui, sur la côte ouest de Sainte-Lucie en haute saison, tenait presque du miracle.
J’étais venu principalement pour la plongée, et Anse Cochon n’a pas déçu. Juste au large repose l’épave du Lesleen M, un cargo coulé délibérément dans les années 1980 pour créer un récif artificiel, et il repose désormais debout sur le fond sableux, à une profondeur accessible aux plongeurs en eau libre, incrusté de corail et patrouillé par des bancs de gorettes et une raie aigle occasionnelle de passage. Mon guide de plongée avait probablement fait cette même épave un millier de fois et pointait pourtant chaque détail avec un enthousiasme sincère — une murène nichée dans la coque, un barracuda immobile dans l’embrasure de la timonerie, exactement où il avait dit qu’elle serait.

De retour sur la plage, le sable noir devient franchement brûlant en milieu de journée, assez pour que je regrette de ne pas avoir apporté de sandales jusqu’au bord de l’eau, et la baignade elle-même est calme et protégée grâce à la forme de la baie. Il existe aussi un sentier de randonnée sommaire descendant depuis la route côtière pour quiconque est déterminé à arriver à pied plutôt qu’en bateau, bien qu’il soit raide, mal balisé et préférable à tenter avec un guide local plutôt que seul.

Quand y aller : La visibilité pour la plongée et le snorkeling est meilleure de janvier à avril, en saison sèche, quand l’eau est plus calme et plus claire. Réservez une sortie en bateau auprès d’un opérateur de plongée à Marigot Bay ou à Soufrière plutôt que de tenter la randonnée terrestre sans préparation.
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