Canopée dense de forêt tropicale le long du sentier de crête traversant la réserve forestière de Barre de l'Isle, Sainte-Lucie
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Réserve forestière de Barre de l'Isle

"L'épine dorsale de l'île, avec ses deux côtes visibles depuis une seule crête."

La crête boisée qui coupe Sainte-Lucie en deux, où un court sentier de forêt tropicale jusqu'au Morne La Combe offre les deux côtes de l'île à la fois.

Barre de l’Isle est la crête que l’on traverse sans forcément la remarquer sur la route entre Castries et Dennery, une épine boisée qui divise physiquement Sainte-Lucie entre son côté caribéen plus calme et son côté atlantique plus rude, et je ne me suis vraiment arrêté que parce qu’un chauffeur a mentionné qu’il y avait un sentier qui valait le détour juste au bord de la route principale. Le sentier de Mount La Combe grimpe depuis le bord de la route à travers une dense forêt tropicale secondaire, des gommiers noueux et un sous-bois épais de fougères et d’héliconias, et il est raide par courtes rafales mais gérable en moins d’une heure aller-retour, ce qui en faisait un ajout facile à une journée surtout consacrée à passer d’une côte à l’autre.

Ce à quoi je ne m’attendais pas, c’était la vue depuis le sommet. Du haut du Morne La Combe, par une matinée claire, on peut vraiment voir à la fois les côtes caribéenne et atlantique de Sainte-Lucie, l’île se rétrécissant dans les deux directions comme une épine verte tombée dans une eau bleue. Mon guide m’a montré le Mount Gimie, le plus haut sommet de l’île, s’élevant au loin, et a passé une bonne dizaine de minutes à essayer de repérer le perroquet de Sainte-Lucie, en danger d’extinction et appelé localement jacquot, dans la canopée en contrebas — nous n’en avons pas vu, mais avons entendu deux fois ce qu’il jurait être son cri caractéristique.

La vue depuis le sommet du Morne La Combe montrant à la fois les côtes caribéenne et atlantique de Sainte-Lucie

La réserve elle-même est l’un des derniers blocs importants de forêt tropicale reliant l’intérieur de l’île, et elle est gérée conjointement par le service forestier avec une véritable vocation de conservation plutôt que comme attraction touristique, ce qui se ressent dans le caractère peu aménagé du sentier comparé à certaines des promenades naturelles plus soignées plus au sud. Des racines traversaient le chemin partout, l’air était dense et frais sous la canopée, et je n’ai croisé aucun autre visiteur pendant tout le temps où je suis resté là-haut.

D'épaisses fougères et héliconias poussant dans le sous-bois le long du sentier de Mount La Combe à Barre de l'Isle

Quand y aller : Le sentier est praticable toute l’année mais devient glissant et boueux pendant les mois les plus pluvieux, de juin à novembre, donc la saison sèche de janvier à avril est la meilleure fenêtre pour des vues dégagées au sommet et un terrain plus facile.