La façade en calcaire incurvée du Musée canadien de l'histoire à Gatineau, son architecture glaciaire se reflétant dans la rivière des Outaouais au coucher du soleil
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Musée Canadien de l'Histoire

"Douglas Cardinal a construit ce musée pour donner l'impression que le paysage lui-même était encore en mouvement — des courbes glaciaires faisant face à la colline du Parlement de l'autre côté de l'eau."

La plus grande collection intérieure de mâts totémiques au monde, abritée dans un bâtiment dont la forme épouse celle du paysage qu'il regarde, juste en face de la colline du Parlement.

Le Musée canadien de l’histoire se trouve du côté gatinois de la rivière, et son architecture est la première chose qui frappe — Douglas Cardinal, l’architecte métis qui l’a conçu, a façonné la façade de calcaire du bâtiment en courbes ondulantes et glaciaires censées évoquer les reliefs sculptés par le retrait de l’ère glaciaire, une roche adoucie s’élevant en vagues vers l’eau. Il fait face à la colline du Parlement, juste de l’autre côté de la rivière des Outaouais, et les deux bâtiments — l’un en pierre rigide de style néo-gothique, l’autre en courbe organique et fluide — se lisent presque comme un débat sur ce à quoi devrait ressembler un bâtiment national. Je suis resté un moment sur la terrasse riveraine, simplement à regarder entre les deux, avant d’entrer.

La façade en calcaire incurvée du Musée canadien de l'histoire s'élevant en vagues glaciaires, la colline du Parlement visible de l'autre côté de la rivière

À l’intérieur, la Grande Galerie est la pièce maîtresse : un espace vertigineux aux murs de verre, haut de six étages, abritant la plus grande collection intérieure de mâts totémiques au monde — près d’une douzaine de mâts monumentaux provenant des nations de la côte nord-ouest du Pacifique, disposés le long d’un rivage reconstitué de façades de maisons longues, sous la lumière naturelle qui inonde le mur de verre face à la rivière. L’échelle des mâts est difficile à rendre en photo ; se tenir sous l’un d’eux, sculpté et érigé pour raconter l’histoire d’une famille précise, à neuf mètres au-dessus de sa tête, est une expérience bien différente de la voir reproduite dans un livre. La Salle de l’histoire canadienne, un étage plus haut, couvre 15 000 ans de présence humaine sur le territoire aujourd’hui appelé Canada, et fait quelque chose que je n’avais jamais vu un musée national tenter auparavant — elle débute le récit avec les nations autochtones comme point de départ, et non comme préambule, avant que le contact européen n’entre dans le récit à mi-parcours.

La Grande Galerie du Musée canadien de l'histoire, mâts totémiques monumentaux de la côte nord-ouest du Pacifique devant un mur de verre donnant sur la rivière

Le Musée canadien des enfants, une aile distincte au sein du même bâtiment, est vraiment bien fait si l’on voyage avec des enfants — une exposition immersive et interactive de tour du monde que Lia et moi avons parcourue avec sans doute plus d’enthousiasme que le public visé.

Quand y aller : Toute l’année, bien que les matinées de semaine permettent d’éviter les groupes scolaires qui remplissent la Grande Galerie dès le milieu de journée. À combiner avec une promenade le long de la promenade riveraine de Gatineau, qui offre le meilleur angle sur la façade incurvée du bâtiment donnant sur la rivière.