La large étendue de sable pâle de Yiti Beach, adossée à des montagnes brunes et escarpées, avec des bateaux de pêche traditionnels tirés sur le rivage.
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Yiti Beach

"La dernière plage avant que Muscat ne cesse de faire semblant d'être une ville."

Une plage de village de pêcheurs, brute, après le dernier rond-point de Muscat, là où les foules s'éclaircissent et où la route elle-même fait partie du voyage.

Yiti Beach ne figure pas dans la plupart des itinéraires à Muscat, et après y être allé, j’ai compris pourquoi — il faut une heure de route après la dernière véritable infrastructure de la capitale, sur une route côtière qui vire au gravier par endroits, pour atteindre une plage pratiquement dépourvue de commodités. C’est précisément ce qui rendait la route intéressante.

La route devient la destination

Nous avons loué une voiture spécialement pour cela, les taxis ne s’engageant pas sur le trajet retour sans une longue attente. La route qui descend au sud de Muscat longe la côte à travers une série de petits villages de pêcheurs, les montagnes se resserrant côté intérieur à mesure qu’on avance, jusqu’à ce que la route goudronnée cède la place à une piste plus rude qu’une berline ordinaire peut encore négocier en roulant doucement. Lia a compté quatre chèvres traversant la route sans se soucier de notre voiture, ce qui semblait le bon accueil pour ce qui allait suivre.

Route côtière serpentant le long de falaises escarpées vers Yiti Beach

Une plage encore tenue par des pêcheurs

Yiti est d’abord un village de pêcheurs actif, et une destination balnéaire seulement en second lieu, et de loin. Des bateaux en bois reposent tirés sur le sable en milieu de matinée, des filets sèchent sur des étals improvisés, et la poignée d’autres visiteurs que nous avons vus étaient surtout des familles omanaises plutôt que des touristes. Il n’y a ni bar de plage, ni parasols à louer, ni musique — juste du sable, une eau claire, et de temps en temps un pêcheur triant sa prise à quelques mètres de l’endroit où nous avions étalé nos serviettes.

Une isolation qui en vaut la peine

Ce que Yiti offre et que les plages urbaines de Muscat ne peuvent pas donner, c’est un calme véritable — pas de joggeurs de corniche, pas de restaurants en front de mer, juste le bruit de la marée et de temps en temps un moteur hors-bord. Apportez votre propre eau et de quoi vous faire de l’ombre ; il n’y a rien à acheter ici. Nous avons déjeuné avec une glacière à l’ombre de la voiture, et ce fut, contre toute attente, l’un des repas les plus mémorables de tout le voyage en Oman.

Bateaux de pêche traditionnels reposant sur le sable de Yiti Beach avec des montagnes en arrière-plan

Quand y aller : D’octobre à avril, le matin avant que la chaleur ne culmine — apportez votre propre eau, de quoi vous abriter, et une voiture avec une garde au sol correcte pour le dernier tronçon.