Sohar Fort
"On dit que Sinbad a pris la mer d'ici. Debout sur les remparts, c'est facile à croire."
Le fort blanchi à la chaux qui veille sur la légende omanaise de Sinbad, surplombant un littoral qui échangeait autrefois cuivre et perles avec la moitié de l'océan Indien.
Sohar ne reçoit pas beaucoup d’attention sur l’itinéraire omanais classique — tout le monde se précipite vers Nizwa ou le Jebel Akhdar, et le port industriel en bordure de ville ne rend pas service à la cité en photo. Mais nous avons interrompu le trajet depuis la frontière des Émirats arabes unis par une halte ici, et le fort à lui seul justifiait le détour. Il est blanchi à la chaux presque au point de rayonner en milieu de journée, un contraste éclatant sur la plaine couleur de poussière qui l’entoure, et il se trouve assez près de l’eau pour qu’on ressente encore pourquoi ce fut jadis l’un des ports les plus riches de l’océan Indien.
Un Port Plus Ancien que Tous les Autres
Le port de Sohar échangeait cuivre, encens et perles avec l’Afrique de l’Est, la Perse et l’Inde des siècles avant que Mascate n’existe autrement que comme une crique de pêcheurs. La tradition locale veut que Sinbad le marin soit parti de Sohar, et que l’on adhère ou non littéralement à la légende, le musée du fort l’embrasse avec un enthousiasme sincère — maquettes de boutres, cartes commerciales, vitrines de vieilles pièces tirées de la vase du port. Je suis d’habitude sceptique envers le folklore des offices de tourisme, mais ici, cela paraissait mérité plutôt que fabriqué.

La Tour et la Vue
Le fort lui-même a été largement reconstruit dans les années 1990 sur des fondations remontant au XIIIe siècle, et la tour centrale est la partie qui mérite l’ascension. Depuis le sommet, on embrasse toute la disposition d’un coup d’œil : les toits blancs et bas de la vieille ville, la corniche, et derrière, le port industriel qui a fait de Sohar un véritable moteur économique ces vingt dernières années — une juxtaposition étrange mais honnête de commerce ancien et de conteneurs modernes.
Nous avons erré sur les remparts pendant peut-être quarante minutes sans croiser un seul autre visiteur, ce qui résume plus ou moins l’expérience de Sohar en général. Lia a fait remarquer que les canons du fort font toujours face à la mer plutôt qu’au désert, un petit détail qui en dit long sur l’endroit d’où cette ville a toujours attendu ses ennuis.

Quand y aller : D’octobre à avril, aux heures fraîches du matin — l’humidité côtière de Sohar rend les visites de midi inconfortables même en hiver. Le fort et le musée constituent une halte facile d’une demi-journée si vous conduisez la route côtière du Batinah entre Mascate et les Émirats arabes unis.
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