Des surfeurs marchant le long du sable de Playa Maderas au coucher du soleil
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Playa Maderas

"Là où San Juan del Sur va réellement regarder le soleil se coucher."

La plage de surf la plus conviviale près de San Juan del Sur — un beach break indulgent, une rangée de bars en plein air, et un rituel de coucher de soleil qui attire toute la côte pour la soirée.

Playa Maderas est à vingt minutes au nord de San Juan del Sur par les camions-navettes quotidiens — des plateaux ouverts avec des bancs boulonnés, remplis de planches de surf et de voyageurs bronzés qui rebondissent sur une route en terre qui devient franchement mauvaise sur le dernier tronçon. J’ai fait ce trajet plus de fois que je ne peux compter durant mon séjour sur cette côte, et il n’a jamais cessé d’être l’un de mes courts trajets préférés au Nicaragua : à l’étroit, poussiéreux, et se terminant pourtant toujours par une plage vraiment excellente.

Le beach break qui vous apprend

Ce qui fait de Maderas le spot de surf par défaut pour tant de gens de passage à San Juan del Sur, c’est qu’il est, selon les standards régionaux, indulgent. Le beach break ici produit des gauches et des droites sur une large étendue de sable, fonctionnant sur la plupart des marées et directions de houle, sans les dangers de récif ni les forts courants qui rendent certains des breaks voisins intimidants. J’ai regardé de purs débutants prendre leur toute première leçon ici dans le whitewash tandis que, trente mètres plus loin sur la plage, des surfeurs plus expérimentés attrapaient les plus grosses séries plus au large. Il est rare de trouver une plage qui sert vraiment les deux extrêmes du niveau sans que l’un des groupes ne gêne l’autre.

Beginner surfer catching a small wave in the whitewash at Playa Maderas

Mais Maderas n’est pas qu’une plage de surf — elle est devenue le quartier général officieux des couchers de soleil de San Juan del Sur. Une poignée de bars en plein air se dressent directement sur le sable, des terrasses en bois avec des guirlandes lumineuses et du reggae flottant sur l’eau, et vers dix-sept heures la plage se remplit de gens qui n’ont pas touché une planche de la journée, juste là pour le spectacle de la lumière. Je me souviens d’une soirée en particulier, une bière à la main, à regarder une ligne de surfeurs pagayer vers la côte en silhouette contre un ciel faisant quelque chose de presque injuste avec l’orange et le rose, et à penser que cette scène précise était probablement la raison pour laquelle la moitié des routards que j’avais rencontrés au Nicaragua avaient prolongé leur voyage d’une semaine.

Beach bar with string lights overlooking the ocean at Playa Maderas

Un court trajet qui vaut la poussière

La route d’accès est réellement rude, et si vous n’êtes pas dans l’une des navettes de surf, vous voudrez un camion ou un bon 4x4 — j’ai vu plus d’un taxi berline racler le sol en essayant de franchir la dernière côte. Mais cette friction fait partie de ce qui a empêché Maderas d’être englouti par le même développement qui gagne d’autres portions de cette côte. C’est assez proche de San Juan del Sur pour y aller le temps d’un après-midi, assez loin pour se sentir comme son propre lieu, et assez sans prétention pour que personne ne s’étonne si vous vous présentez dans le même t-shirt sablonneux que la veille.

Quand y aller : Praticable toute l’année, avec la houle la plus constante de mars à novembre. Arrivez en milieu d’après-midi si vous voulez une place sur le sable pour le coucher du soleil — les bons bars se remplissent vite dès que les camions-navettes commencent à arriver.