Plage de sable noir de Punalu'u avec du sable volcanique d'un noir intense, des cocotiers et une tortue marine verte se reposant près du rivage
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Plage de sable noir de Punalu'u

"Un sable couleur obsidienne, et une tortue qui se moque éperdument des touristes."

Du verre volcanique broyé en sable au fil des siècles, des cocotiers penchés vers les vagues, et des tortues marines vertes qui viennent faire la sieste à découvert.

Nous avions dépassé une bonne dizaine de panneaux de plage à l’air banal sur la route entre Volcanoes et Kona, et j’ai bien failli laisser filer celui-là aussi — le parking était petit, le cadre peu remarquable depuis la route. Puis nous avons franchi la dernière rangée de palmiers, et le sable était noir. Vraiment noir, pas gris foncé, pas simplement teinté de volcanique — une couleur si totale qu’elle semblait avoir été retouchée pour une photo.

D’où vient ce sable

Le sable de Punalu’u s’est formé quand la lave brûlante a rencontré le Pacifique froid et volé en éclats de verre basaltique, que le ressac a passé des siècles à réduire en ces grains fins et denses sous nos pieds aujourd’hui — brûlants sous le soleil de midi d’une façon que le sable ordinaire n’atteint jamais tout à fait. Une source d’eau douce suinte à travers le sable près du rivage, froide contre la couche chaude en surface, et j’ai trouvé l’endroit exact par hasard, debout dans l’eau jusqu’aux chevilles, sentant soudain le changement de température comme si j’avais mis le pied sur une tout autre plage.

Gros plan sur le sable volcanique noir de Punalu'u, bordé de cocotiers

Les tortues sont chez elles ici

Les honu — tortues marines vertes d’Hawaï — viennent régulièrement se dorer ici, un comportement assez inhabituel ailleurs pour attirer sa propre foule d’observateurs silencieux, postés à la distance requise. Nous en avons compté quatre l’après-midi de notre visite, immobiles sur le sable noir hormis quelques battements de nageoire occasionnels, totalement indifférentes à la rangée de téléphones braqués sur elles. Une bénévole d’une association locale de conservation était postée à proximité avec des piquets délimitant une zone tampon, et elle nous a expliqué que les tortues reviennent sur cette portion précise de plage depuis des générations — ce n’est pas le tourisme qui les a attirées, elles étaient là avant.

Une tortue marine verte se reposant sur le sable volcanique noir de Punalu'u, entourée d'un petit périmètre de pierres

Une plage où l’on ne se baigne pas

L’eau ici est agitée, avec un fort courant et aucun récif pour casser la houle, donc ce n’est pas l’arrêt snorkeling que représente la baie de Kealakekua plus au nord — c’est un endroit pour marcher, observer les tortues, et manger quelque chose aux petits food trucks garés près de l’entrée. Nous avons mangé du maïs grillé et de la glace pilée, pieds nus dans un sable assez chaud pour nous faire sautiller entre les zones d’ombre, ce qui semblait être une manière juste assez absurde de vivre l’expérience.

Quand y aller : La fin de matinée et le début d’après-midi offrent la meilleure lumière pour photographier la vraie couleur du sable, et les tortues se laissent voir toute la journée. Évitez la baignade quelle que soit la saison — les courants sont réellement dangereux.