Sentier de forêt de nuages grimpant à travers des arbres brumeux sur les pentes du Morne Diablotin, la plus haute montagne de la Dominique
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Parc National de Morne Diablotin

"La montagne qui a donné son nom à l'oiseau du diable lui-même, et le dernier endroit sur terre qu'il appelle encore chez lui."

Le plus haut sommet de la Dominique et dernier véritable bastion de l'Amazone impériale menacée, atteint par une ascension exigeante à travers une forêt de nuages qui change de caractère tous les quelques centaines de mètres d'altitude.

Le Morne Diablotin culmine à 1 447 mètres, point le plus élevé de la Dominique, et le parc national bâti autour de lui protège la dernière population significative de l’Amazone impériale — l’Amazona imperialis, l’oiseau national de la Dominique, introuvable ailleurs sur Terre et réduite à un moment à moins de deux cents individus après que l’ouragan David de 1979 eut dévasté son habitat. Je l’ai grimpé avec un guide depuis Syndicate, sur le flanc nord de la montagne, en grande partie parce que je voulais voir le perroquet, et en partie parce qu’un aller-retour de cinq à six heures sur le plus haut sommet de l’île me semblait être quelque chose à tenter tant que mes genoux le permettaient encore.

Le sentier change nettement à mesure qu’on grimpe — plus bas, c’est une dense forêt tropicale avec les mêmes fougères arborescentes et racines-contreforts que l’on trouve ailleurs sur l’île, mais passé une certaine altitude, il bascule dans une véritable forêt de nuages naine, tordue et rabougrie par le vent et l’humidité constante, de la mousse pendant à chaque branche, la visibilité tombant à quelques mètres dans le nuage qui stationne en permanence sur les pentes supérieures. C’est un écosystème réellement différent de tout ce que j’ai rencontré ailleurs en Dominique, plus frais et plus étrange, et mon guide m’a montré des plantes que l’on ne trouve qu’au-dessus d’une certaine altitude, sur cette seule montagne.

Forêt de nuages naine près du sommet du Morne Diablotin, arbres tordus couverts de mousse disparaissant dans les nuages bas

Je n’ai pas vu d’Amazone impériale lors de l’ascension finale vers le sommet — ils sont timides, réellement rares, et le nuage ce jour-là était assez épais pour engloutir le son autant que la vue — mais en redescendant en voiture par le territoire du Sentier Naturel de Syndicate en fin d’après-midi, un couple a survolé la route bas devant la voiture, cet éclair inimitable de violet et de vert contre la lumière grise, et j’ai littéralement crié à voix haute dans le véhicule vide. Mon guide, qui a sans doute vu cet oiseau des centaines de fois, a ri et m’a dit que cette réaction ne s’estompait jamais vraiment pour lui non plus.

Un rare aperçu d'une Amazone impériale en vol sur fond de canopée verte de la forêt du Morne Diablotin

Quand y aller : La saison sèche, de janvier à avril, offre les meilleures chances de vues dégagées et un sentier praticable — cette randonnée est réellement difficile en saison des pluies. Un guide est indispensable ; le sentier n’est pas balisé sur certains tronçons et la météo au sommet change vite.

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