Sources Sulfureuses de Soufrière
"Ici, le sol lui-même est en train de bouillir, en miniature, juste à côté de la route."
Un village de pêcheurs à l'ombre d'un cratère volcanique actif, où un court sentier mène à des bassins de boue grise bouillonnante et des fumerolles crachant de la vapeur directement du flanc de la colline.
Soufrière est un petit village de pêcheurs sur la côte sud-ouest de la Dominique, assez proche de Scott’s Head pour que la plupart des gens le traversent directement en route vers la péninsule, mais le village donne son nom — soufre, sans surprise — à une halte réellement intéressante juste à l’intérieur des terres : un ensemble de sources sulfureuses et de bassins de boue nichés dans le cratère effondré d’un ancien volcan, accessible par une marche courte et facile depuis la route. Comparé à l’épreuve de sept heures du sentier du Lac Bouillant, c’est l’expérience du Lac Bouillant pour ceux qui manquent de temps, ou de genoux, ou des deux.
Le chemin traverse une forêt fraîche et ombragée pendant environ quinze minutes avant de s’ouvrir sur un paysage aride, gris et jaune, qui semble appartenir à une autre planète — aucune végétation, le sol strié de fissures crachant de la vapeur, et plusieurs bassins de boue grise épaisse qui bouillonnent à des températures réellement surprenantes. Des cristaux de soufre se sont formés en dépôts jaune vif autour de certaines fumerolles, et l’odeur, ce relent immanquable d’œuf pourri, annonce le lieu avant même qu’on ne le voie. Certains bassins sont assez frais pour y tremper une main ou un pied ; les guides à qui j’ai parlé sont unanimes : d’autres vous brûleront véritablement, et je les ai crus sur parole.

J’y suis allé avec un guide local qui avait grandi au village et avait des avis bien tranchés sur les bassins sûrs pour une baignade surveillée, ce qui vaut la peine d’organiser si possible — il y a un vestiaire rustique et un bassin de baignade désigné à une température gérable, plus frais que les sources de Wotten Waven mais sans la foule. Ensuite, de retour au village de Soufrière lui-même, j’ai trouvé un débit de rhum en bord d’eau avec trois chaises en plastique et un patron qui a parlé vingt minutes des bateaux de pêche visibles au large avant même que j’aie commandé un verre.

Quand y aller : Accessible toute l’année ; le sentier peut devenir boueux et glissant après la pluie, donc des chaussures solides comptent plus que le moment de la journée. La fin de matinée offre la meilleure lumière pour photographier les couleurs minérales des bassins de boue.