Des bassins fluviaux limpides creusés dans la roche granitique à Mina Clavero, dans la vallée de Traslasierra, en Argentine, avec les collines de la sierra en arrière-plan
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Mina Clavero

"La vallée derrière les montagnes, et la rivière qui a créé la ville."

Une ville thermale fluviale de la vallée de Traslasierra, à l'ouest des sierras de Cordoue, connue pour ses bassins limpides et son rythme argentin plus lent.

Mina Clavero existe grâce à une confluence — littéralement, là où le Rio Mina Clavero et le Rio Panaholma se rejoignent, creusant des bassins lisses dans un granit pâle autour desquels toute la ville s’est organisée depuis le début du vingtième siècle. Nous sommes arrivés par le Camino de las Altas Cumbres, la route de montagne depuis la ville de Cordoue qui grimpe au-delà de deux mille mètres avant de redescendre dans la vallée de Traslasierra, et le changement d’atmosphère a été immédiat — air plus sec, ciels plus vastes, un rythme qui semblait s’être délesté de quelque chose en passant le col.

Les balnearios

L’identité de la ville tourne autour de ses balnearios — des plages fluviales informelles où l’eau forme des bassins entre des dalles de granit, certains naturels, d’autres créés par de petits barrages. Les familles s’installent pour des après-midi entiers, couvertures, glacières et chaises pliantes disposées le long de la roche, les enfants sautant de rebord en bassin avec l’assurance de gens qui font ça chaque été de leur vie depuis toujours. Lia et moi avons trouvé un tronçon plus tranquille en amont de la foule des principaux balnearios, une eau assez claire pour voir chaque pierre au fond, assez froide pour que les dix premières secondes fassent toujours un peu mal.

Families swimming and relaxing on granite riverbanks at a balneario in Mina Clavero, Argentina

Un rythme plus lent en Traslasierra

Ce qui m’a surpris à Mina Clavero, c’est à quel point la ville se lit comme une escapade argentine plutôt qu’internationale — c’est ici que les familles de Cordoue et de Buenos Aires viennent se déconnecter, pas là où les touristes étrangers ont tendance à atterrir, et le rythme de la ville en porte l’empreinte. De longs déjeuners, une accalmie l’après-midi où toute la rue principale semble faire la sieste, puis un paseo en soirée où tout le monde réapparaît pour une glace et une promenade le long de l’avenue Champaqui.

The Camino de las Altas Cumbres mountain highway winding through the sierras above the Traslasierra valley

Nous nous en sommes servis comme base pour une excursion d’une journée dans le reste de la Traslasierra — Nono et ses musées, à une courte distance au sud, le Cerro Champaqui se dressant à l’est comme le plus haut sommet des sierras. Mais nous sommes surtout restés près de la rivière, ce qui est exactement ce que la ville attend de vous.

Quand y aller : de décembre à février pour la pleine saison de baignade en rivière, même si ça devient animé avec les touristes locaux. Mars-avril et octobre-novembre offrent des journées chaudes avec beaucoup moins de monde.