La paisible rue principale de Nono, dans la vallée de Traslasierra, province de Córdoba, en Argentine, avec les collines de la sierra au loin
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Nono

"La ville que Mina Clavero a oublié de mettre en avant, et elle s'en porte mieux."

Une petite ville tranquille de la Traslasierra, avec des musées insolites et une vie de rivière paisible, à quelques minutes de Mina Clavero.

Nono se trouve assez près de Mina Clavero pour que la plupart des itinéraires en fassent un simple détour d’après-midi, et je comprends pourquoi — elle n’a rien des foules de balnéarios, rien de l’agitation du paseo du soir. Ce qu’elle a à la place, c’est un curieux petit ensemble de musées et une vie de rivière qui, lors de notre visite, semblait presque entièrement locale. Lia et moi sommes venus pour une heure et sommes restés pratiquement toute la journée, ce qui semble être une expérience assez courante ici.

Les musées qui ne devraient pas fonctionner, et pourtant

Nono compte un nombre disproportionné de petits musées excentriques pour une ville de cette taille. Le Museo Rocsen, juste à l’extérieur de la ville, en est le fleuron — une collection privée assemblée pendant des décennies par un naturaliste d’origine croate, Juan Santiago Bouchon, abritant tout, des animaux naturalisés aux instruments de musique en passant par des objets datant de l’ère nazie, disposés selon une logique qui n’avait de sens que pour son créateur. Cela devrait paraître chaotique. Au lieu de cela, on avait l’impression de traverser l’esprit tout entier d’un homme très curieux, pièce après pièce, avec presque aucun autre visiteur pour interrompre la déambulation.

The eclectic facade of the Museo Rocsen near Nono, Argentina, decorated with sculptural reliefs

La vie sur la rivière

Sous le circuit des musées, le véritable centre de gravité de Nono est la rivière — un tronçon plus calme du même bassin de la Traslasierra qui alimente les balnéarios plus animés de Mina Clavero, mais ici principalement fréquenté par les habitants plutôt que par les excursionnistes d’un jour. Nous avons trouvé un coin ombragé sous un petit pont de pierre, mangé des empanadas achetées à un stand près de la place, et regardé une famille de cinq personnes passer tout un après-midi dans un seul bassin sans jamais regarder un téléphone.

A quiet stretch of river with granite rocks near Nono in the Traslasierra valley

La ville elle-même est assez petite pour être traversée d’un bout à l’autre en vingt minutes — une place, une poignée de boutiques d’artisanat vendant fromage de chèvre et vin local, et un sentiment général que personne n’est pressé de vous vendre quoi que ce soit. Après une semaine passée à sillonner des villes de sierra plus animées, c’était en soi un vrai soulagement.

Quand y aller : D’octobre à avril pour des journées de rivière chaudes ; toute l’année pour le Museo Rocsen, qui vaut le détour quelle que soit la saison.