Camp de base de l'Aconcagua
"Pas besoin d'atteindre le sommet de l'Aconcagua pour se sentir minuscule devant lui."
L'approche de trek vers le plus haut sommet des Amériques, accessible sans permis d'ascension ni expérience d'alpinisme technique.
Je tiens à préciser que ni Lia ni moi n’avons gravi l’Aconcagua. Ce que nous avons fait, c’est le trek de Confluencia et Plaza de Mulas — l’approche du camp de base, qui exige un permis mais ni cordes, ni compétence technique, ni budget d’expédition — et cela reste malgré tout l’une des choses les plus physiquement exigeantes que nous ayons faites l’un comme l’autre pour un point de vue.
Confluencia et le premier vrai aperçu
Le départ du sentier se trouve à Puente del Inca, et la marche jusqu’au camp de Confluencia, à environ 3 400 mètres, constitue une première journée relativement douce le long de la vallée du Río Horcones. C’est là que la montagne se révèle pour la première fois véritablement, au détour d’un virage — un mur de glace et de roche si immense qu’il interrompt momentanément toute conversation. J’en avais vu des photos pendant des années. Se tenir là, en vrai, était différent d’une manière que je n’avais pas anticipée, quelque chose de plus proche de l’intimidation que de l’admiration.

La montée jusqu’à Plaza de Mulas
La seconde étape, de Confluencia jusqu’au camp de base de Plaza de Mulas à près de 4 300 mètres, est une journée plus longue et plus éprouvante à travers les vallées du Río de las Vacas et de Horcones Inferior — sèche, balayée par le vent, et suffisamment marquée par l’altitude pour que Lia et moi cessions de parler pendant de longs moments, économisant notre souffle plutôt que nos mots. Arriver aux tentes et aux installations improvisées du camp de base, avec de véritables alpinistes s’équipant tout autour de nous pour tenter le sommet, donnait vraiment l’impression d’atteindre un endroit reculé, malgré la présence d’un bureau des permis et d’un petit poste médical à proximité.

Nous avons rebroussé chemin le lendemain matin, les jambes endolories et les poumons soulagés, sans nous être approchés du sommet et sans le moindre regret.
Quand y aller : de fin novembre à mars, pendant la saison officielle du parc ; un permis est obligatoire même pour le seul trek jusqu’au camp de base et doit être organisé à Mendoza à l’avance.
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