Ski slopes curving inside a bowl-shaped glacial cirque at Arcalis with steep rock walls
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Arcalis

"Je me suis arrêté au milieu d'une descente juste pour regarder les parois du cirque se refermer autour de nous, et Lia a dû remonter en skis pour me tirer physiquement."

Un domaine skiable en haute altitude niché dans un cirque glaciaire au sommet de la vallée d'Ordino, plus amphithéâtre que station.

La montée vers Arcalis constitue une bonne partie de l’intérêt. On quitte Ordino et la vallée continue de se rétrécir et de grimper, la route faisant des lacets sur elle-même jusqu’à ce que les arbres disparaissent et qu’on ait l’impression de conduire vers le fond d’un bol de pierre. C’est essentiellement ce qu’est Arcalis — un domaine skiable construit à l’intérieur d’un cirque glaciaire, des parois rocheuses escarpées sur trois côtés, toute la station donnant moins l’impression d’infrastructures posées sur une montagne que de quelque chose qui aurait poussé dans la forme que le terrain avait déjà.

C’est le domaine skiable le plus haut et le plus isolé d’Andorre, et on sent l’altitude dès qu’on descend de voiture, cette clarté particulière de l’air raréfié où la lumière semble avoir moins de distance à traverser. On venait de quelques jours dans la foule de Soldeu, et Arcalis nous a paru presque étonnamment vide en comparaison — une poignée de voitures, deux télésièges, et un terrain qui penche davantage vers le skieur sérieux que vers la foule familiale en séjour tout compris qu’on trouve ailleurs dans le réseau de Vallnord, dont Arcalis fait techniquement partie malgré une impression de monde à part entière.

Chairlift rising toward steep rock walls inside the Arcalis glacial cirque

Lia, qui skie depuis qu’elle sait marcher et ne s’impressionne pas facilement, a dit que le terrain hors-piste ici surpassait tout ce qu’on avait trouvé ailleurs dans le pays, des poches de poudreuse nichées contre les parois du cirque et encore intactes à midi. Je suis au mieux un intermédiaire solide et je suis resté sur les pistes balisées, mais même celles-ci avaient une certaine brutalité — plus étroites, plus raides par endroits, moins domptées que les larges pistes de Grandvalira. Il y a aussi une zone de téléski, basique et un peu vieillotte, qui rendait paradoxalement l’endroit plus authentique plutôt que moins développé.

Skier making fresh tracks in untouched powder snow beneath a rock ridge

On a déjeuné dehors dans un petit refuge, chaussures enlevées, de la vapeur montant des bols de soupe, en regardant droit vers la paroi du cirque qui s’élevait presque à la verticale à quelques centaines de mètres. C’est le genre de décor qui fait retomber la conversation — pas parce qu’il n’y a rien à dire, simplement parce que l’échelle du lieu prend le dessus. Je ne crois pas qu’on ait dit grand-chose pendant une bonne dizaine de minutes.

Quand y aller : De fin janvier à mars pour la neige la plus fiable et les meilleures réserves de poudreuse hors-piste ; l’altitude fait que la saison dure souvent ici quelques semaines de plus que dans les stations plus basses, dans les deux sens.