Une plage de sable tranquille à Ankaran, avec le promontoire boisé de Debeli Rtič au loin et quelques baigneurs de soleil éparpillés sous les pins
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Ankaran

"Ankaran, c'est ce qui arrive quand un littoral a le droit d'être ordinaire plutôt que célèbre."

Une ancienne ville monastère endormie à l'extrémité nord de la côte slovène, avec la meilleure plage de sable du pays et presque aucun de ses touristes.

Nous avons atterri à Ankaran sur la recommandation de la femme qui gérait l’appartement que nous avions loué à Koper, laquelle nous a dit, avec une conviction sincère : « si vous voulez juste nager, allez à Ankaran, ne perdez pas votre journée à Piran à vous battre pour un bout de plage. » J’étais sceptique — rien à Ankaran n’apparaît jamais dans les habituels palmarès des villes côtières slovènes — mais elle avait parfaitement raison.

La meilleure plage de Slovénie, et personne ne me l’avait dit

La majeure partie de la côte slovène est rocheuse ou bétonnée en plateformes, une conséquence de la géographie plus que de la négligence. Ankaran possède une véritable plage de sable, l’une des seules du pays, adossée à une pinède qui offre une vraie ombre plutôt que les parasols à louer que l’on trouve partout ailleurs. Un mardi de fin juin, nous avions de longues étendues de sable pratiquement pour nous seuls, hormis une poignée de familles et quelques hommes plus âgés qui faisaient des longueurs tranquilles parallèlement au rivage. Il y a une section publique et une section payante avec transats ; la section libre, plus éloignée du parking, est de toute façon meilleure.

Rivage sablonneux ombragé de pins sur la plage d'Ankaran par un matin calme de semaine

Le monastère sur la colline

Ankaran tire son nom d’un monastère bénédictin qui domine la baie depuis le XIIIe siècle, aujourd’hui restauré et exploité en partie comme hôtel et espace événementiel. Nous y sommes montés en fin d’après-midi, plus par curiosité que par attente particulière, et avons trouvé un cloître frais et silencieux, avec vue plongeante sur la baie jusqu’aux grues du port de Koper et, par temps très clair, jusqu’à la côte italienne. La visite du site ne coûte rien, et presque personne ne le fait.

L'ancien monastère bénédictin d'Ankaran surplombant la baie dans la lumière de fin d'après-midi

Un sentier côtier presque désert

Depuis Ankaran, un sentier côtier plat file vers Debeli Rtič puis, finalement, la frontière italienne — une balade facile à pied ou à vélo à travers la pinède, avec la mer toujours visible entre les arbres. Nous avons loué des vélos près de la marina et parcouru toute la distance en moins de deux heures, ne nous arrêtant que pour la vue.

Quand y aller : Juin et début septembre pour une eau chaude et peu de monde — même en plein été, Ankaran n’attire pas les foules de Piran ou de Portorož, ce qui en fait l’un des rares tronçons de côte où fin juillet reste une option raisonnable.