Des rangées de caféiers sur le coteau de Finca La Azotea près de Quetzaltenango
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Finca La Azotea

"J'étais venu pour la visite du café et je suis reparti en ayant appris plus sur le textile maya qu'en un mois entier au Guatemala."

Un domaine caféier en activité près de Quetzaltenango où la visite ne se termine pas dans une boutique de souvenirs, mais dans un musée du textile maya installé dans les anciens hangars de séchage.

Finca La Azotea est assez proche de Xela pour qu’on puisse la visiter en une demi-journée et être de retour en ville pour le dîner, mais assez loin dans les collines pour que l’air change pendant le trajet — plus frais, plus humide, avec une légère odeur de terre mouillée et de grains torréfiés bien avant d’arriver. J’avais déjà fait des visites de plantations de café à Antigua et je m’attendais à quelque chose de similaire : des rangées de plants vert brillant, un guide expliquant le dépulpage et le séchage, un sac de grains qu’on te glisse dans les mains à la fin. C’est exactement ce que j’ai eu, plus quelque chose auquel je ne m’attendais pas du tout.

Le café, à l’ancienne

La finca cultive le café ici depuis plus d’un siècle, et ça se voit dans l’infrastructure — des terrasses de séchage en bois usées et lissées par des générations de râteaux, un vieux moulin humide encore utilisé occasionnellement, des rangées d’arabica cultivé à l’ombre grimpant sur la pente selon un ordre qui ne prend son sens qu’une fois qu’on a vu à quel point maintenir cet ordre demande de travail. Mon guide, un jeune étudiant en agronomie nommé Pablo qui travaillait là pour la saison de récolte, a cueilli une cerise mûre sur la branche et m’a fait mordre dedans avant de m’expliquer quoi que ce soit — une chair sucrée, presque comme du raisin, autour du grain, rien à voir avec ce qui finit dans ta tasse. C’est un petit tour de passe-passe que fait chaque visite de plantation, mais ça a quand même marché sur moi.

Coffee cherries ripening on the branch at Finca La Azotea with misty hills behind

Le musée dont personne ne parle en premier

Ce qui m’a surpris, c’est la seconde moitié de la visite : les anciens hangars de séchage du domaine ont été transformés en un musée du textile maya et des costumes traditionnels réellement excellent, une collection privée constituée au fil des décennies qui comprend des huipiles et des trajes provenant de villages de tout le haut plateau, certains dont le motif exact n’est plus tissé par personne aujourd’hui. Une femme qui travaillait au musée, ayant grandi dans une famille de tisserandes près de Totonicapán, m’a expliqué les différences régionales de comptage des fils et de symbolique des couleurs avec une patience que le prix du billet ne pouvait sûrement pas justifier. Je suis reparti avec une compréhension bien plus fine de la façon dont les motifs textiles fonctionnent presque comme un passeport — un huipil te dit, si tu sais le lire, exactement de quel village vient une femme.

Traditional Maya huipiles and woven textiles displayed inside the Finca La Azotea museum

Quand y aller : Novembre à février coïncide avec la récolte du café, quand les terrasses de séchage sont réellement en activité ; le musée, lui, vaut le détour toute l’année, qu’il pleuve ou qu’il fasse soleil.