The carved Nabataean tomb facades of Hegra at AlUla bathed in warm light

Moyen-Orient

Arabie Saoudite

"Le pays qui m'a surpris plus que tout autre cette dernière décennie."

L’Arabie Saoudite était, jusqu’à très récemment, l’un des pays les plus fermés de la planète pour les voyageurs de loisir. Les visas touristiques ne sont disponibles que depuis 2019, et l’infrastructure rattrape encore l’ambition. C’est précisément ce qui la rend captivante en ce moment. Il y a une fenêtre — peut-être cinq ans, peut-être dix — pendant laquelle on peut visiter un pays d’une profondeur historique et géographique extraordinaire avant que les bus touristiques et les chaînes hôtelières ne lissent les aspérités. Cette fenêtre est ouverte.

AlUla est la tête d’affiche, et elle le mérite. Hégra — premier site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en Arabie Saoudite — est une cité nabatéenne contemporaine de Pétra, ses tombes sculptées dans des monolithes de grès avec une précision que le désert a préservée presque parfaitement. Mais AlUla, c’est plus que Hégra. Le paysage environnant est une galerie de formations rocheuses érodées, d’inscriptions antiques et de peuplements oasiens qui couvrent des milliers d’années d’habitation. C’est l’un des endroits les plus visuellement saisissants de la péninsule arabique, et pour l’instant, vous pourriez l’avoir presque pour vous seul.

Le quartier historique d’Al-Balad à Djeddah est une révélation d’un autre genre — des maisons de marchands en pierre corallienne avec des moucharabiehs, des ruelles étroites qui ont fonctionné comme carrefour commercial pour pèlerins et marchands pendant des siècles. La côte de la mer Rouge au sud de la ville abrite des récifs coralliens qui rivalisent avec tout ce qu’on trouve en Égypte, largement inexplorés en plongée. Et les montagnes de l’Asir au sud-ouest, vertes, en terrasses et fraîches, brisent toutes les idées reçues sur le paysage saoudien.

Quand y aller : D’octobre à mars. L’intérieur et les régions côtières sont brutalement chauds de mai à septembre. L’hiver à AlUla et Riyad est véritablement agréable — nuits fraîches, journées chaudes, ciels désertiques dégagés.

Ce que la plupart des guides se trompent : Il n’y a presque pas de guides encore, ce qui fait partie de l’attrait et de la difficulté. Le voyage indépendant est possible mais demande de la patience — l’infrastructure routière est excellente, mais la signalétique touristique et les informations en anglais hors des grandes villes restent rares. Allez-y maintenant, pendant que le pays cherche encore comment se présenter. L’authenticité de ce moment ne durera pas.

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