La route de Chalus serpentant à travers un relief escarpé et verdoyant de l'Alborz, avec des tunnels et des épingles à cheveux visibles devant
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Route de Chalus

"On quitte un désert et on arrive dans une forêt tropicale, et la route elle-même est la raison d'y aller."

Le road trip le plus spectaculaire d'Iran — une autoroute de montagne en épingles à cheveux qui franchit la chaîne de l'Alborz, du plateau aride de Téhéran à la côte verdoyante de la Caspienne, en moins de trois heures.

La route de Chalus relie Téhéran à la côte caspienne en grimpant directement au-dessus des montagnes de l’Alborz, et elle est célèbre en Iran pour être à la fois magnifique et légèrement terrifiante — une route à deux voies faite d’épingles à cheveux incessantes, de tunnels percés dans la roche, et de à-pics qui vous font garder la main près de la poignée de portière même quand on n’est que passager. Notre chauffeur avait fait ce trajet plus de fois qu’il ne pouvait s’en souvenir, et pourtant il ralentissait toujours aux trois ou quatre mêmes virages, ce qui m’a tout dit sur le respect qu’elle inspire.

La montée hors de Téhéran

La première heure hors de Téhéran est sèche, brune et montagneuse au sens du plateau — versants broussailleux, épingles à cheveux ouvrant sur de longues vues en arrière vers la ligne de smog au-dessus de la capitale. Puis la route traverse le tunnel de Kandovan, creusé dans la roche solide près du point culminant de l’autoroute, et quelque chose change presque instantanément de l’autre côté : la couverture nuageuse s’épaissit, la roche devient plus sombre et plus humide, et le vert commence à apparaître par touches qui se densifient à chaque kilomètre de descente.

La route de Chalus descendant à travers des montagnes verdoyantes enveloppées de nuages vers la côte caspienne

Dans la forêt

Au moment où la route atteint la ville de Chalus elle-même, la transformation est complète — une dense forêt hyrcanienne se referme des deux côtés, des cascades apparaissent à des tournants imprévus, et des étals au bord de la route vendent des noix fraîches, du miel et des fruits secs locaux aux conducteurs qui s’arrêtent pour la vue. Nous nous sommes arrêtés à l’une de ces aires où une famille avait dressé une table pliante pour vendre du cuir de fruits fait maison, et avons fini par passer vingt minutes à discuter avec eux de la route, du temps qu’il faisait, et si nous roulions jusqu’à Chalus ou plus loin encore le long de la côte.

Un étal de fruits au bord de la route de Chalus, avec une forêt verte dense et une brume de montagne derrière

Bien faire les choses

Le trajet se fait en moins de trois heures sans arrêt, mais cela passe complètement à côté de l’intérêt de la route — les aires d’arrêt, les maisons de thé perchées au bord des falaises, la cascade soudaine visible depuis un virage qu’on n’attendait pas. Je réserverais une journée entière si possible, en traitant la route de Chalus elle-même comme la destination plutôt que comme un simple couloir de transit entre Téhéran et la côte. La circulation les jeudi et vendredi après-midi, quand les Téhéranais fuient la ville pour le week-end, peut transformer le trajet en une avancée très lente, mais très pittoresque.

Quand y aller : Le printemps et le début de l’été, pour des cascades au maximum de leur débit et une forêt à son plus vert. Évitez si possible les jeudis après-midi et les vendredis matin — la circulation du week-end dans les deux sens peut ajouter des heures à ce qui est autrement un trajet de trois heures.