Aerial view of a small Caribbean caye surrounded by turquoise shallows and the dark deep blue of Belize's barrier reef
← Belize

Belize City et les Cayes

"Vu d'en haut, le récif du Belize ressemble au premier lavis de bleu d'un peintre sur une toile vierge."

Un chapelet de cayes caribéennes posées sur le deuxième plus grand récif corallien du monde, avec le Grand Trou Bleu au large.

Belize City vous accueille avec l’odeur du sel et du diesel — le Swing Bridge sur le Haulover Creek dans la chaleur du matin, des pélicans perchés sur les rambardes, des taxis nautiques qui ronronnent dans des nuages d’échappement. La ville elle-même est rude et humide, ses maisons coloniales de bois affaissées sous le poids de trop de saisons de pluie. Elle n’est belle en aucun sens conventionnel. Mais elle est vivante d’une façon que les destinations policées sont rarement, et la baie de Buttonwood au crépuscule — l’eau virant à l’ambre, des frégates décrivant des cercles — possède une beauté qui vous prend par surprise.

Sur les Cayes

Le récif commence à moins d’une heure à l’est de la ville en taxi nautique. Caye Caulker, premier arrêt, fonctionne à un rythme que les habitants décrivent simplement comme go slow — peint à la main sur les murs, les clôtures et les coques des bateaux. La rue principale est en terre. Il n’y a pas de feux de circulation parce qu’il n’y a quasiment pas de voitures. Lia et moi sommes arrivés en milieu d’après-midi et avons parcouru l’île d’un bout à l’autre en vingt minutes, ce qui était toute l’orientation dont on avait besoin. On a mangé du poulet mijoté avec du riz et des haricots à une table en plastique au bord de l’eau, la sauce sombre et fumée au recado, et on a compris immédiatement qu’on ne partirait pas à l’heure prévue.

San Pedro, sur Ambergris Caye, est plus grande et plus bruyante — des voiturettes de golf à la place des rues, des bars empilés le long du front de mer sur la Barrier Reef Drive, une sorte de grand-rue caraïbe où croissent passagers de croisière, plongeurs sérieux et routards qui sautent de pension en pension. Le récif est ici assez proche pour y accéder à pied à marée basse depuis certains endroits, l’eau passant d’un vert sableux et tiède à un bleu foncé et froid au bord du tombant — un seuil qu’on ressent avant de le voir.

Dans le Bleu

Ce que je n’avais pas anticipé, c’était le silence. J’attendais le Grand Trou Bleu — ce fameux cercle de 300 mètres de grotte effondrée, à 70 kilomètres au large — comme quelque chose d’écrasant, de cinématographique, d’immense. Vu depuis un petit avion à hélice qui vire au-dessus à l’aube, c’est le cas. Mais dans l’eau, en suspension au-dessus des colonnes de calcaire qui plongent dans le noir, ce qui frappe en premier c’est le silence. Le récif au-dessus est bruyant des perroquets-poissons et des labres. Ici, rien ne bouge. Les stalactites pendent depuis un plafond d’eau de mer. Je suis resté trop longtemps et il a fallu me rappeler au bateau.

La plongée en apnée autour de la Réserve Marine de Hol Chan, juste au sud de San Pedro, est moins spectaculaire mais plus vivante — des requins nourrices dormant sur le fond sableux à Shark Ray Alley, des raies aigle passant au-dessus de nous sans nous accorder un regard, une murène verte lovée dans un massif corallien couleur rouille.

Quand y aller : De février à avril, le temps est le plus sec et les mers les plus calmes — idéal pour la plongée et la traversée de 70 kilomètres jusqu’au Grand Trou Bleu. Évitez septembre et octobre, lorsque les ouragans rendent les sorties en voilier et les vols en petit avion vers les atolls imprévisibles.