Eaux turquoise venant lécher une plage de sable blanc encadrée de collines verdoyantes à Trunk Bay, St. John
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Trunk Bay

"Ici, l'eau n'est pas seulement claire — elle est explicative."

Je me suis tenu au bord de nombreuses plages des Caraïbes en me persuadant qu’elles étaient remarquables. Trunk Bay, sur St. John, n’exige aucune persuasion. L’eau vous saisit d’abord — cette nuance particulière de bleu-vert qui semble éclairée par en dessous, plus chaude qu’elle n’en a l’air, avec une vague odeur de sel, de crème solaire et de quelque chose de vivant en dessous. Puis le sable, assez fin pour crisser sous les pieds. Puis les collines, d’un vert sombre, plongeant droit dans la mer de part et d’autre de la baie comme deux bras tenant le tout ensemble.

Le sentier sous-marin

Le National Park Service a aménagé ici un sentier de snorkeling de 225 mètres il y a des années, et c’est toujours l’une des meilleures idées que l’administration ait jamais eues. Des panneaux sous-marins identifient ce que vous regardez — corail cerveau, corne de cerf, poisson-ange français suspendu à portée de bras. Je ne suis pas un snorkeleur habile, je donne des coups de palmes trop forts et j’expire trop vite, mais même moi j’ai réussi à suivre le sentier sans me ridiculiser. Le corail n’est pas immaculé — plus rien ne l’est dans les Caraïbes — mais il y a assez de vie là-dessous pour retenir l’attention : des poissons-perroquets qui broutent le récif, une petite tortue de mer qui passe avec l’indifférence désinvolte de quelqu’un qui est chez lui.

Lire la foule

Arrivez avant 9 h ou après 15 h. La fenêtre des bateaux d’excursion va à peu près de dix heures à quatorze heures, et pendant ce créneau la plage ressemble à un chaos bien organisé. Je suis arrivé un matin à 8 h 15, j’ai payé les cinq dollars de droit d’entrée et j’ai eu toute la baie pour moi pendant près d’une heure. La lumière était basse et dorée, des oiseaux que je n’aurais su nommer travaillaient les bas-fonds, et un pélican a plongé droit dans l’eau à vingt mètres du rivage avec l’assurance de quelqu’un qui fait ça depuis quarante ans. À 10 h 30, je partageais le sable avec deux cents inconnus. Le réveil matinal en valait la peine.

La logistique pour arriver ici

On rejoint Trunk Bay depuis Cruz Bay en taxi ou en voiture de location — la route serpente par-dessus l’échine de l’île à travers le parc national, ce qui fait que le trajet lui-même vaut le détour. Arrêtez-vous aux belvédères. Les vues sur les Îles Vierges britanniques de l’autre côté du chenal sont particulièrement belles le matin, avant que la brume ne s’installe. Le parc fait payer un droit d’entrée et les installations comprennent des douches, une cabane de location de matériel de snorkeling et un petit snack qui vend des choses à des prix auxquels on s’attend vu l’emplacement.

Ce qui reste

Je reviens sans cesse à la qualité de la lumière en fin d’après-midi ici. Vers seize heures, le soleil disparaît derrière les collines à l’ouest et la baie bascule dans une sorte d’ombre bleue tandis que l’eau capte encore un peu de la clarté venue de l’est. Les couleurs se déplacent — le turquoise se fonce vers le bleu marine sur les bords. C’est le genre de chose difficile à photographier et facile à mémoriser, ce qui est probablement la meilleure chose qu’un lieu puisse vous offrir.

Quand y aller : De décembre à avril, pour l’eau la plus claire et la météo la plus fiable. La saison des ouragans court de juin à novembre — pas impossible, mais plus risqué. Les mois d’intersaison (mai et novembre) offrent moins de monde à tarifs réduits. Arrivez avant 9 h n’importe quel jour pour éviter la ruée des bateaux d’excursion.