Asie
Palawan
"I floated in Big Lagoon and forgot, briefly, that the rest of the world existed."
Le bateau coupe le moteur et on dérive les vingt derniers mètres jusqu’à la Grande Lagune en silence, parce que le batelier sait — le bruit briserait quelque chose ici. Les parois surgissent de toutes parts, des karsts calcaires verticaux drapés de jungle, et l’eau sous toi passe d’un bleu marine profond à ce turquoise qui te fait douter de tes propres yeux. J’ai été dans beaucoup d’endroits que les gens appellent paradis. Palawan est le premier où le mot m’a semblé juste plutôt que paresseux.
El Nido est la base qu’utilisent la plupart des voyageurs, et elle le mérite. Les tours en bateau — Tour A jusqu’au Tour C, effectués plus ou moins dans cet ordre — sont véritablement magnifiques, une matinée à pagayer à travers des lagunes cachées et des plages secrètes qui n’ont aucune raison d’exister. Mais la foule dans le village d’El Nido s’est considérablement épaissie ces dernières années, et le choix le plus malin est de s’installer à Nacpan, quarante minutes au nord, où la plage de quatre kilomètres reste encore largement tranquille et les couchers de soleil ne nécessitent pas d’audience. Plus au sud, Coron offre un caractère totalement différent — la plongée sur les épaves japonaises de la Seconde Guerre mondiale est parmi ce que j’ai fait de mieux en plongée, et le lac Kayangan, même avec sa notoriété Instagram, frappe différemment quand on y flotte à sept heures du matin avant l’arrivée des touristes de la journée.
La cuisine à Palawan n’est pas la raison pour laquelle on vient, mais le kinilaw — du poisson cru local cuit en vinaigrette de coco et de gingembre, mangé dans de petits restaurants au sol de sable et aux tables en plastique — est une de ces choses que j’ai mangées chaque jour et dont je pense encore. Bois le buko juice frais. Mange les brochettes de porc grillé aux étals de rue de l’Avenue Rizal à Puerto Princesa et sens-toi, brièvement, parfaitement, comme si tu vivais une vie sans complications.
Quand y aller : De novembre à mai, c’est la saison sèche. Décembre et janvier offrent les mers les plus calmes pour les tours en île et les ciels bleus les plus fiables. Février et mars constituent le créneau idéal — pleine saison sèche avec légèrement moins de monde qu’au moment des fêtes de fin d’année. Évite de juin à octobre, quand la mousson du sud-ouest cloue les bateaux et ferme les lagunes pendant des jours.
Ce que la plupart des guides ratent : Ils t’envoient à El Nido et nulle part ailleurs. Coron n’est pas un plan de secours — c’est une destination entièrement différente, tout aussi extraordinaire, moins piétinée. L’intérieur de Palawan entre les deux, incluant la rivière souterraine de Sabang, est genuinement intéressant mais peut se faire en une journée si on organise la logistique à l’avance. L’île récompense ceux qui la traitent comme un archipel à explorer, pas comme un resort unique à cocher sur une liste.